dimanche 30 avril 2006

La Semaine Mondiale pour la libération des Animaux de Laboratoire (SMAL)


Guère étonnant que des sujets tels que l’expérimentation animale fassent l’objet de débats aussi âpres. En effet, n’importe quelle pratique justifiant que l’on aveugle, empoisonne ou ébouillante de manière délibérée des créatures vivantes ou qu’on leur provoque sciemment des maladies douloureuses déclenchera inévitablement une vive répulsion chez les personnes faisant preuve de compassion et d’attention envers le monde du vivant. Mais les arguments contre l’expérimentation sur les animaux ne concernent pas que la cruauté. De solides objections scientifiques doivent aussi être formulées à son encontre. Cet aspect est particulièrement important car ceux qui défendent ces pratiques tentent toujours de justifier ce qu’ils font en prétextant qu’il s’agit d’un choix entre épargner des animaux dans les laboratoires ou sauver des enfants de maladies et de la mort.

Le problème est que, pour les personnes éventuellement amenées à prendre la parole en public, l’argumentaire scientifique peut paraître intimidant et complexe, nécessitant des connaissances spécifiques et une formation scientifique. En fait, il n’y a réellement rien à craindre. C’est une simple question de bon sens. Il y a deux principes fondamentaux que tout le monde peut utiliser lors d’un débat ou d’un discours en public.

- Le premier principe est que les animaux sont biologiquement très différents des humains.

- Le second est que les animaux de laboratoire sont en bonne santé au début des expériences et qu’ils doivent être rendus malades de façon artificielle. Ce qui n’est pas le cas pour les humains, dont l’état de santé est généralement lié à de nombreuses années d’une mauvaise hygiène de vie et à une dégénérescence.

Ci-dessous deux liens très bien pour toi, si tu souhaites en savoir plus à propos du "pour" et du contre de l'expérimentation animale :

http://www.international-campaigns.org/ic/questions-reponses-peta.htm

http://www.petatv.com/tvpopup/Prefs.asp?video=animal_testing





Et comme ça, ça donne quoi ?

lundi 24 avril 2006

L'audace et ses mérites

Qu'est-ce l'audace ?

C'est de répondre "c'est ça" sur votre copie de philo.

Dis-le avec des mots

« GRAVE ! »

Ce qui est "grave", c’est que l’on utilise encore cette expression typiquement néobeauf. D’adjectif un peu sorti de son contexte ("Il est grave bon ce film !), le mot a totalement perdu son sens premier pour devenir une sorte de synonyme du fameux "chan-mé", également ridicule. Quand la gravité est censée exprimer la qualité ultime, on se dit que la perte du sens, quand même, c’est grave.

Sens véritable

• Le contraire d’aigu servait aussi, jadis, à qualifier quelque chose qui portait à conséquence, dans un sens négatif. Mais c’est pas grave. Aujourd’hui, plus rien n’est grave.

Usage souhaitable

• Aucun. Ou alors à la forme négative, dire "pas grave" pour "pas franchement intéressant". Exemple : "Finalement cette soirée elle était pas si grave".

jeudi 20 avril 2006

Crash de Mars 2005

À la demande de certains... voici quelques photos de la voiture que j'avais avant, après accident, ou l'art de métamorphoser une automobile en objet méconaissable sans perdre une plume :

lundi 17 avril 2006

Manifestation de Cherbourg


Samedi 15 avril, 8h48. J'arrivai à Plérin, pour prendre le car qui me mènerait à Cherbourg en début d'après-midi pour la manifestation anti-nucléaire. Après le retard inattendu du car, nous prîmes enfin la route, d'autres militants et moi-même, vers 10h.

Arrivée sur le parking à 14h. Sur le site déjà de nombreux manifestants étaient présents, tous artillés de haut en bas de pancartes, banderoles et autres drapeaux. La manif s'annonce conséquente. Après 20 bonnes minutes de marche pour me rendre sur le point de rassemblement, je restai scotchée de voir l'ambiance générale qui régnait, tout comme devant le nombre de manifestants. Je me dirigeai vers la tribune où diverses personnalités ont pu s'exprimer.

15h passées, la marche silencieuse commence. Une bonne vingtaine de minutes pendant lesquelles les quelques 20.000 manifestants ont maintenu un silence parfait. Moment fort de ce début de marche, l'immense drapeau hissé sur une grue de l'autre côté du port, qui malheureusement a dû se voir retiré, mais qui pendant une minute m'a coupé le souffle. Un "Le nucléaire tue l'avenir" d'une envergure d'au moins 20m sur 40, qui flotte au vent... ça te calme, ça te prend les tripes.

16h, la sirène retentit. Les boîtes de conserves transformées en mini fûts nucléaires commencent leur concert métallique, quand quelques secondes plus tard tout le monde s'est assis, en signe de deuil, immense pensée pour la catastrophe de Tchernobyl, 20 ans plus tôt... Après quelques minutes, la manif s'est poursuivie pendant 2h, sous une pluie battante, mais personne n'a baissé les bras !

Arrivée devant EDF : tous les manifestants abandonnent leurs fûts radioactifs minuatures devant les grilles du bâtiment. C'est ainsi qu'une montagne pseudo-nucléaire s'est formée... Moment fort et surtout très symbolique.

Retour au bercail, les cafés sont bondés, les vitres sont embuées et l'on peut facilement y lire des "STOP EPR" ou des "Nucléaire ? Non merci" de ça de là. Après un petit thé - bien trempé certes, mais tout de même agréable - le retour est imminent...

Même si l'on s'est trompé de route pour rentrer, (on s'est retrouvés devant une voie sans issue terminée par un sous-marin géant même pas sous la mer) on a fini par retrouver le car, qui nous a reconduits à Plérin dans une ambiance plus chaleureuse qu'à l'aller. Les militants étaient tous du même avis : on était nombreux, c'est une bonne nouvelle pour la suite. Les radios parlent de l'évènement, et personne ne désespère. Il faut se battre.


jeudi 13 avril 2006

Bribes

Je peux me tromper, mais je me trompe rarement dans ces cas là.
Le pire, c'est ce vers quoi il faut pas aller vers.
Je t'enlèverais bien un peu de tétucité.
Prel = pareil, c'est un nouveau concept.
Faudrait que je débranche ma tête.
Je suis venu chez toi depuis quand ? Depuis que je suis reparti ?
Attends quitte pas, décroche pas.
J'en ai foutrement rien à foutre.
Tu as capricorne en verseau sur la Lune.
Faut travailler si tu veux devenir une guitaristique pro.
Les boys band font des figures de style.
J'aurais été sensé être dans le sud, c'est du plus-que-parfait du conditionnel.
Content de t'avoir papoté.
Je digère l'orgasme fessial.
T'as bien tâté ton mot de passe ?
Mon gobelet fume des serviettes.
Je dois m'auto-dégager.
As-tu le réseau d'un portable qui capte ici ?
C'était sur ma montre gauche !
Tu seras étonné de ma capacité déliratoire.
Je sais pas à combien c'est la mise au point des yeux.
J'ai préparé du chou Romejko !
C'était à ça que je cherchais.
Il faut que je regarde mes pneus de gonflage.
Tu m'as boutriqué tout !
Il n'a pas chcloqué le bitoniau.
Elle est possédée de la bouche.
On va voir les détails en détail.
Ça fait tiers pombal.
T'es possédée par un wagon ou quoi ?!
Comment va ta journée ?
Faudrait qu'on fasse ça un peu plus avant dans les jours.
Le collègue, un roman de Qui Que Quoi Pagnol.
Une bouteille d'eau gastrique, je m'en passerai bien.
Je vais pas gaspiller une feuille qui marche !
Quand tu te couches le matin, ça fait deux matins : un maintenant et un quand tu te réveilles.
56, c'est dans le Morbihan ?
T'as pas inventé le fil à couper l'eau chaude !
T'as un fil à la patte.
Tu viens de me tirer une chandelle du pied !
C'est décuplé au cent-pitre.
Tu youtubs.
Nicotines-tu ?
J'ai encore fait des roulages de z'yeux.
Ou quoi qu'est-ce ?
Australopitecus permanentum, c'est du préjonctif.
Double cheville droite au foot.
Tripouce partout.
Je m'avais déjà arrivé comme ça.
Elle est tombée du poignet avec son toboggan.
T'imagines écrire avec un test de grossesse ?
T'es ziboulée du zibouldingue.
Tu n'as qu'à t'accoupler avec un doryphore.
C'est concon la pâquerette !
Tu ressembles à Gemaldaleh.
Je coupe le chauffage sinon on va rassir (comme des quignons de pain).
Je suis un puits de bribes.
T'es toute gadouillée du Maleh !
Ta goula.
Tu as les yeux couvioux.
Aaaah aaah aaaaa-aaaah, en apesanteeeeur ! Aaaah aaah aaaaa-aaaah, pourvu que les suckers soient des ondes...
C'est bribesque.
On va écrire au stylo papier.
Allez, on se remet en mode cerveau !
T'as toujours une petite voix de merde qui te dit "c'est mal, c'est mal, c'est mal". - Faudrait une tapette à petites voix de merde.
T'es agressive quand tu gommes.
Didier Balasko ou Josianne Bourdon, telle est la question...
Ce soir c'est boulimia party : un cake par personne !
Je suis contactophobe.
La culpabilité je la vois bien comme un petit chien orange avec la gueule de travers. C'est à force de se prendre des coups de tapette qu'il a la gueule de travers.
Vous êtes vides... - Mais c'est parce qu'ils sont pleins !
Comment tu roules ton écran ?
Peut-être que tu feras mieux que pire en t'arrangeant.
T'es une boulonde !
Y'a la moitié de rose qui a repoussé.
Même si le monde est petit, il est grand quand-même.
C'est une correction sonore ?
Mira lo que haces to me !
Les réflexes c'est bien, mais au bout d'un moment faut savoir qu'on en a.
J'ai les bras qui fourchent.
L'intelligence n'est pas un sens.
Je suis constipée du dos.
Si résistant à l'eau se dit waterproof, comment tu diras résistant aux balles ? - Waterball !
Nueve meses ?! Tout rikiki !
Dos planta ? Hum...
Desarrollo : tu roules à fond c'est ça ?
Je suis à l'interphone en kit mains libres.
Etrangle toi avec ton soda...
C'est le doc du doc !
C'est un document rectum-versum.
Et quand bien même, la coupe est pleine !
Des gobelets étanches au feu.
La vérité n'est pas numérique !
Je suis un bon chien-chien, je m'appelle Rex : waf waf !
Rouste le temps de juler ma clope.
Can't help you, you know better than me, tell me if I tell my life...
Tu peux la limiter [l'imiter] ?
Ça me crapouille la gorge.
Le coup de la chance du destin.
Je suis en train de bizarder, enfin de péter bizarre quoi [je pète un boulon].
Allume la porte de la voiture.
Ah mais on peut pas conduire c'est fermé là !
Watch out the cliff and the wall.
Je voudrais un conta, mais je sais pas comment ça s'appelle.
Articulate yourself !
Ça gouline de grasse.
Oh, je vais rouler d'une calmité !...
I am perfect, so please don't put it on work !
Je prends pas un pet' de poil de gras.
C'est trop tristant.
J'adore les typiquités.
Je pensais pas que ça tombait autant [que c'était si haut].
I will a text and I must resum them.
J'ai mal au doigt de pouce du pied.
J'espère qu'on quelque soirée bien arrosée ou non pendant les vacances.
Une virgule en l'air.
J'ai jamais eu le nez autant en flop, enfin en flagada quoi.
In the tooth of july.
Je suis allergique au sol et aux boutons.
Je suis un bélouga-cocotte.
Ça m'a couillonné la couille.
Y'a trop des bonnes tranches !
Je suis en train de rouler une voiture.
Coupe toutes les rebiquettes et les pointitudes.
C'est vraiment une jouissance rigoladeuse.
Oh putain lache [la vache] !
Pas avec ma boitière !
Hey mais l'orine ça fait quoi en fait ?
J'ai peur de pas pisser dans moi-même.
Le mot d'une pure naturalité.
Le bouchon s'est exclasé dans ma corre.
What's the time please ? - I don't know I don't have a shower.
Je te prépare pour le reculage.
Y'a un sac tout liquidé.
Tu me cul !
À tout cracher, 1m55.
Ça fait profonder sa peau.
Je tremble trop de la mâchoire.
Avec un plus gros contard !
Putain comment je parle de merde !
Comment on dit une pensée ? A sog ?
Across the through.
Pense-moi à te le ramener.
Je vais aller par step.
J'ai trop envie de lui jouer.
Du rhum, des femmes, d'la bière et putain nom de Dieu ! on est heureux et voilà.
Triangulairement bizarre.
Tu as mis des rouges à lèvres sur l'après-midi.
Ici ça prate.
Je répète phrases - phrases [prononcé /freiziz/ => phrase par phrase].
C'est quoi toute la mousson ?!
J'arrive pas à me le prononcer.
Je la manque pas de toute façon !
I'm bailling in the rain.
Tu crois qu'une palissade en cendre c'est du palissandre ?
Une dureté brute.
Il se pose en immersion contre une des parois de l'aquarium.
Une voiture qui ronronde.
Je me pourre tout le temps.
C'est tristoyant.

Poncholand


Salut B***…

Je t’écris ces petits mots en ce 13 décembre, par une nuit sans lune, à précisément 23h48. Je te laisse trouver la suite (en gros, ce qui précédait). Sinon le chocolat était loin d’arriver à la cheville du Côte d’Or, mais bon, ça reste du chocolat.

J’espère que tu prends bien ton pied avec Ar**u* au bistrot, que tu seras raisonnable hein… Maman te surveille de près.
En ce qui concerne l’import-export des langoustes sauvages en Afghanistan, je pense m’étendre un peu sur le sujet dans quelques mois, histoire ce se tenir au courant du cours du chou, c’est important pour le dialogue. C’est vrai quoi, on oublie souvent l’importance des légumes dans le régime omnivore… pourtant, ils jouent un rôle considérable dans la régulation intestinale et transitoire intérieure. Les croquettes… A proscrire, de même que les saucisses Knacki, même si dans ces dernières on retrouve exactement les éléments qui ne sont pas tolérés dans les produits d’alimentation animale, par crainte de se retrouver avec les militants de la PETA sur le dos, procès au cul comme on dit, parce que ces produits auront contaminé les chiens de nos vénérables grand-mères. Donc bon, normal, à l’ancienne, on refourgue ces saloperies aux abrutis de toute leur race qui auront l’ingéniosité d’acheter ces merdes. Après tout, faut bien marchander hein !

Alors, un autre truc : les TDK formatted MF-2HD MS-DOS fais-y gaffe, p’tit conseil d’ami, c’est bourré de molécules mutantes ces choses là. Le genre de truc qui te ferait avaler une poire à lavement en un rien de temps, et ce même si t’en abuses pas. Encore plus con que la dope.

Tu savais que les gardes forestiers servaient uniquement à protéger l’usine dans la zone industrielle contre d’éventuels chasseurs britanniques à la retraite en quête de peau de vache bien huilée ? Non ?? Ben si, maintenant tu sais, rhooo…
Le clavier noir j’aime bien, et si la pâte à pizza de tout à l’heure ne me faisait pas convulser comme une limace agonisante, je dirais même que je kiffe trop tai li.

Bon, la déco murale laisse à désirer, mais après tout, on ne peut pas en demander trop à un pédiluve…
Eh ouais, c’est moi, le feu fatigué, l’arme du tigre, l’arme de feu ou le tigre fatigué… et vice et versa, ça marche dans tous les sens ! Inncrédibeule. Le euf guétifa, la meu-are du greuti, la meu-are de euf ou le greuti guétifa… Ou même ! Le guétifa euf, la greuti meu-are, la euf meu-are ou le guétifa greuti… C’est trop tai li !!!!

Mais j’aime pas les ampoules à poil. Ça me fait trop penser aux chats. « Maaooow… » Trop peu pour moi, je suis déjà trop souvent face à un spectacle liquéfiant du chat qui pisse sur ma guitare à 4h12 du matin, donc je me passe volontiers d’ampoules. D’ailleurs un de ces jours, tu comprendras pas pourquoi, tu n’auras plus accès à la lumière, qu’à celle du jour. Mais c’est une longue histoire…

Sinon je te propose aussi de prendre le train pour Londres, de rencontrer Rowan Atkitson, et de lui demander pourquoi il a choisi un traducteur originaire de la ville d’Erquy pour le traduire… Attention, ce n’est point le fait que je remette ses compétences en doute, mais je me demande juste comment il a réussi à le trouver, étant donné les milliers de traducteurs parisiens qui se gèlent le cul sous des ponts et qui mendient dans le vain espoir de grappiller quelque quignon de pain pour se caler le bide… Comme s’ils ne pouvaient pas directement investir dans une éponge, pour n’avoir par la suite que de l’eau à acheter pour satisfaire leur faim…
Bon allez, sur ce, bonne nuit.


*
*
*


Re-salut B***.

Alors ces pâtes ? Vive les poivrons rouges. La tek combinée inter-transcendentalement avec le whisky fait pas mal d'effet également. Merci pour cette soirée. Tu lis pas en même temps que moi, rhaaaaa !!! Grrr

Silencieux comme les pièces qui tombent au fond de l'aumône du pénitencier de Ste Anne, Bonsoir-Anne. (C'était pour la rime). Non mais tu te rends compte de ce que tu me racontes ? Putain de nazi cannibale, mais doux Jésus, qu'est-ce que je fous là ??! Bordel de merde, je suis finie pour au moins 17 années consécutives (elles-mêmes entrecoupées par de longs mois à déprimer toute seule dans un canapé en cuir de vache-pauvre bête-bien huilée, s'il vous plaît. Mais où vais-je chercher tout ça ??! En attendant tu me dois un petit pétard, que je me ferai un plaisir de fumer en ta compagnie en te narguant du bout des lèvres en tirant une énormissime taffe sur ce filtre trop petit, que tu te feras un plaisir de critiquer en me disant des obscénités du genre : "Mais tu peux pas fumer sur un truc aussi petit ! C'est trop serré !" tout cela bien sûr dans le but de te consoler by yourself dans ce moment d'intense jalousie refoulée derrière ton petit sourire vénal de terroriste aguerri. Oh la vache, c'est énorme ! Je m'épate myself. C'est pas fantasmatigorifique ça ??

Bon allez, je crois que les pâtes sont prêtes, à taaaaaaaaable !!!

Bien, je vois que cette situation on ne peut plus australopithèquiste du vomi intensif dans les toilettes t'a fait du bien, je peux d'ores et déjà entendre l'eau couler abondamment dans ta salle de bain miniature.

Un problème ? Je ne comprends pas ce que tu me demandes, tu oses me demander ce que je fous ici ? Laisse-moi rire ! D'ailleurs je ris ! Il est actuellement 22h10, et tu me donnes cette idée si ingénieuse de noter cette heure tragique... Pour ainsi pouvoir te remémorer cette séance vomitale... Qui visiblement, te redonne l'appétit. C'est formadabeule. Tu me parles, je ne comprends rien, à vrai dire, je ne cherche même pas ne serait-ce qu'à écouter ce que tu marmonnes dans tes moustaches Dartagnantesques. Quelle soirée ! On croirait à un journal intime. Ceci dit, taper sur un clavier avec une main paralysée par la tenue de ce misérable pet' ne m'est guère aisé. C'est la raison pour laquelle je m'empresse de me lever le rallumer pour pouvoir te le filer dans l'ombre d'un semblant de sentiment de compassion. Chose dite, chose faite : après un "envoyage chier" des plus radicaux, j'exécutai l'ordre inconscient qui m'était arrivé à l'esprit dans un moment d'absence empoisonné et qui, je le savais, aller réorienter la soirée vers une perspective beaucoup plus plausible. Oh ! Sweet Jesus ! Je n'ai pu m'accomplir ! Car l'énergumène vient lamentablement de m'ôter le joint de la bouche pour le rallumer by himself. Cependant, le verre de champagne pétillant entre mes yeux et l'écran fait basculer mes idées... Hmm... Gorgée bienfaisante...

Si les parapluies brodés sont les moins efficaces par grande averse, l'idée de concevoir des parapluies en latex me semble tout à fait envisageable. Je sais ô combien tu haïs ce mot, c'est ainsi la raison pour laquelle je l'inscris en italique.

Comme dit plus haut, le clavier noir, j'aime bien. Mais les reflets lumineux me troublant, ce soir j'aime moins. C'est difficile avec cette musique de me concentrer sur le texte. Bon allez, va pour la mise en page... Ben merde alors, y'a plus rien à faire... La vache, je savais pas que j'étais capable de me rendre compte que je ne suis pas concentrée sur une chose tout en étant concentrée sur une autre... C'est énooooorme !!!

- "Si tu veux on peut faire un dialogue... Réponds par trois points de suspension si tu veux" me dit-il, l'air blasé.
- "Hein ?"

Il se mit à rire. Je ne comprenais pas bien pourquoi.

- " Et t'arrives même pas à me prendre pour un vieux poch' au fond de ma chauffeuse" me lança-t-il vaguement. Il se déboucha une bière après une phrase insensée d'une longueur époustouflante. Je fatigue. Mes gestes ne sont plus coordonnés. Il s'adresse à moi je crois :

- "Tu réponds à ce que je dis sur l'ordi ? Ou pas du tout ?..."

Il augmentai la musique dans un geste dénué de toute conviction, puis lâcha un cri aigu. Puis un autre. Puis un autre, en baissant et augmentant le volume de la chaîne de façon incontrôlée.

- "T'es en train de déconner là. Déconne pas trop Kikekwa. Ça se sent au niveau de ta respiration que t'es en train de déconner."

Décidément, l'alcool ne le réussit pas. Il criait maintenant dans un élan d'hystérie. Mais le volume restait à peu près bas, ce qui m'aidait beaucoup pour ma concentration. J'espère maintenant trouver un éditeur.

- "Tu pourrais pas plutôt rabâcher des a priori sur les mecs, là, putain ?..." Il est vraiment très fatigué. Il ne cesse de m'avertir que je vais "péter un plomb". Quel idiot...

- "C'est assez merveilleux", me dit-il après avoir entendu mon texte. Sympa, au moins une personne susceptible de comprendre ce que je ne comprends pas moi-même.

- "T'es vraiment qu'une salope" me dit-il ensuite. "Dis-moi putain !" Le garçon s'énerve ! Il se prend pour Tarzan, à balancer des objets avec ses pieds. Vraiment, on dirait un bonobo.

La musique est sympa. Il ne dit plus rien, je devrais veiller à ce qu'il ne s'endorme pas.

- "Grosse pute", grogna-t-il, avant de se remettre à crier. Je ne sais plus trop ce que je suis venue faire ici, je m'interroge. Je m'inquiète, même. Merde, fichtre shit ! Je ne contrôle plus rien. Le voilà qui chante maintenant. Je m'inquiète d'autant plus. Il va réaliser la vérité... Je suis perdue ! Je dois détendre l'atmosphère, et détourner tout soupçon. Ça bouillonne là dedans.

- "Bon je retire ce que j'ai dit, espérons que tu vas finir par péter un plomb" me lança-t-il avant de se diriger vers sa salle de bain miniature pour y réaliser je ne sais quel geste héroïque. Ce sont les moments que je préfère, car ceux que je comprends le moins. Mon Dieu ! Mais que fait-il là ?! Il n'est pas dans sa salle de bain mais bel et bien dans son lit, ou plus exactement sur son lit, à marmonner quelque phrasounette débile. Une vraie loque. Je bloque. Sale phoque ! J'te poque, vieux bloc en cloque.

- "J'dors pas..." tente-t-il de dire entre deux laborieuses respirations. La musique n'est pourtant pas très propice à la joie de vivre, loin s'en faut.

Mon auriculaire droit commence à manifester quelques signes de fatigue. La circulation sanguine ne se fait plus normalement, et mon doigt finira peu à peu par se glacer et se paralyser totalement. Quand je pense aux oiseaux, qui doivent traverser des pays entiers lors de leur migration... Leurs auriculaires, s'ils en avaient, se glaceraient en un rien de temps ! Mais le temps est venu pour moi d'aller me rouler une clope.

Je dors pas... Mes fesses, ouais ! Quelle misérable merde ! J'ai vraiment hâte que les gars lisent ce truc ! Les textes sont les plus beaux documents qui existent. Comment voulez vous expliquer tout ça dans une peinture ou une sculpture ? A moins de représenter un phoque croisé avec une limace fumant des joints et se dandinant sur une couette à 22h48 par un 31 décembre... Sans oublier tous les détails... Heu, le gars qui me fera ça, faudra que je le rencontre. Même une photographie ne ferait pas l'affaire. Elles représentent pourtant, preuves visuelles à l'appui, la scène dans une authenticité des plus déroutantes.

Des ronflements maintenant. Et mon téléphone qui miaule. Je réponds une imbécillité des plus imbéciles qui me passe par la tête. Le pauvre, il va rien capter, il doit déjà être bourré pour m'écrire un message... Encore un flic bon à enfermer... Et toujours ces ronflements incessants. Got a good reason for takin' the easy way out... It took me so long to find out, and I found out... Blablabla, on la connaît cette chanson. Day tripper, c'est pas mal, restons réalistes. Mais quand les ronflements se transforment en gémissements, là rien ne va plus. Faites vos jeux... Deux mille... La roue tourne. Deux mille au 18.

J'entends des voix maintenant. Oh mon Dieu, j'ai du apeurer le garçon avec mon texto. Technologie de merde, aussi. Hey, les gars, aidez-moi ! Il perd la tête. L'alcool le rend fou. Il ne sait même plus où il est !

C'est drôle, parce que depuis le début, je change sans arrêt d'interlocuteur. Tout devient confu-cius- et je ne sais plus à quel saint me vouer. Cette soirée se barre vraiment en couille. Mon imagination me joue des tours, elle aussi. 23h. Et il ronfle toujours. Que faire ? J'appréhende le moment du réveil, quand il me racontera l'histoire d'une autruche rampante qui prenait des taz, ou celle d'un immeuble gris qui lui parlait de Lao-Tseu. Vraiment... Je suis dans la merde.

La merde ? Mais c'est quoi la merde ? Les excréments ? On est dans les excréments ? Mais on peut pas dire ça ! Ah, sacré Monsieur Xie. Il nous aura bien fait rire lui aussi. La musique est insoutenable, je ne sais plus quoi faire ! Il s'étouffe, ou du moins, il suffoque. Son portable vibre, va-t-il se réveiller ? Le contraire m'en a tout l'air. Encore un message qui ne sera lu que trois plombes plus tard, quand il sera justement trop tard. Il vibre à nouveau, tandis que les gémissements ne cessent de monter en puissance. Aucune autre réaction.

Je suis désormais en mesure de constater que le studio règne dans un chaos indescriptible, digne de la nuit la moins post-analysable de toute une vie. J'espère seulement que personne n'aura la mauvaise idée de débarquer ici et de faire sonner cette alarme de paquebot pour réveiller le gars dans un sursaut atroce tant pour le côté psychique que physique de la situation actuelle. La configuration est floue, et les objectifs trop peu définis. Tel une vague esquisse sans avenir, le programme de ce soir me semble bien peu énergique. Pour certains du moins. Et si je dormais, moi aussi ? C'est une hypothèse tout à fait projetable dans l'avenir, compte tenu de la situation. Un rot entre deux soupirs, ça me parait raisonnable. C'est qu'il reste lucide, le garçon. Là je dis : chapeau. C'est pas souvent que ça arrive, ce genre de péripéties. Ah, tiens, il parle. Il me dit : "ouais, mais c'est bon, ok..." Alors... Parle-t-il à l'autruche ou à Lao-Tseu ? En tout cas, je ne pense pas qu'il soit bon pour moi de le savoir. Un petit morceau de Petit Saint Paulin ? Volontiers...

Il est des choses que tout le monde ne peut comprendre. Pour exemple ce texte. Faites-le lire à un cadre parisien dans le métro, vous ne ferez qu'empirer son état de stress. Faites-le lire à un adolescent bien dans sa peau, vous ne ferez que vous leurrer, car les ados bien dans leur peau n'existent pas, ha ha ha. Faites-le lire à une institutrice à la retraite, vous ne feriez qu'exacerber son côté sectaire et flicard, car elle ne saurait se concentrer sur le contenu pour privilégier la vérification de la mise en forme et des fautes d'orthographe. Faites-le lire à un agriculteur pendant la traite de six de ses vaches, vous ne feriez que prolonger la compression des pis de ces pauvres bêtes, tant l'homme peinera à lire parce qu'il n'aura pas ses lunettes. Faites-le lire à un enfant, vous ne feriez que le dégoûter des études supérieures. Faites-le lire à un ouvrier travaillant à la chaîne dans un abattoir, vous ne feriez que l'amener dans un état de furie tel qu'il ne serait prudent de vous attarder à ses côtés. La liste est longue. Ainsi en vins-je à conclure que ce texte doit être exclusivement réservé à une élite bien particulière : l'élite des australopithèques désaxés. Sans ses deux critères (australopithèque et désaxé) la personne ne peut comprendre. Les esprits trop cartésiens se perdraient dans un foutoir pareil, et les artistes n'y verraient qu'une pulsion cérébrale supplémentaire sans aucun intérêt pratique.

Toutefois, je persiste à dire que l'expression orale joue un rôle primordial dans le bon équilibre psychologique. C'est pour cela que, comme il est bien connu de tous, les muets sont tous fous. Mais là n'est pas le débat.

Le problème est que les ronflements continus m'inquiètent de plus en plus. Dois-je les interrompre en hurlant quelque hymne ou dois-je laisser libre cours à leur "franc-parler" ? Je pense que, par souci de cohérence, je vais choisir la deuxième solution.

Me voilà ainsi partie pour de nouvelles aventures, toutes plus palpitantes les unes que les autres. Je ne sais combien de temps cela durera, mais peu m'importe. Un petit verre de Schweppes ? Putain c'est dingue ce que l'orthographe de ce "mot" est compliquée. S, C, H, W, E, P, P, E, S. Honnêtement, c'est pas un peu ridicule tout ça ? Au lieu de l'écrire C-H-O-U-A-I-P-S, non, faut qu'il nous colle un double V, un double P, deux S et deux E. Non non, on ne dit pas "un double E", parce que là, les deux E ne sont pas côte à côte... Les S non plus, non non non non non...

Mon Dieu, il se fait tard, dans dix minutes nous sommes en 2006. Une petite clope ? Ou un petit pétard, pour faire passer ces courtes minutes ?... Une clope c'est moins chiant à rouler, mais c'est aussi moins bon... Je sais, pour faire passer ces minutes, quoi de mieux que de réfléchir à ce choix ?

Je divague, mon esprit se promène entre des rochers aux formes arrondies sur du sable mouillé et tassé sous le poids des vagues. Comme un petit ruisseau, j'avance doucement, caressant les lisses parois rocheuses sans me soucier du reste... Pourtant je devrais me soucier du reste... De ces ronflements, notamment. Ils durent, ils durent... dans six minutes, nous sommes en 2006, et je crains les messages innombrables, que ce soit sur mon téléphone ou sur le sien... Le réseau va encore être saturé, et après l'on s'étonne que les opérateurs soient pétés de thunes... Enfin, les opérateurs... Vous me comprenez. Quatre minutes... Le suspens se fait long. Les ronflements aussi. Deux minutes... C'est quoi, c'est la fin du monde ? Le bug de l'an 2006 ? Oui, 2006, deux mille + six. Une minute... Mon cœur bat fort. Un coup de fusil retentit au dehors. J'ai peur. Et le garçon dort toujours, quand soudain... Un deuxième coup de fusil !


*
*
*


Il est minuit !

Quand je pense que des centaines de familles sont ce soir en train de se lancer des billes de papier avec des sarbacanes de carton et un chapeau pointu -turlu tutu- sur la tête... Pourquoi pas ? Mais là, c'en est trop. Il s'essouffle dans son sommeil. Minuit et deux minutes, et je l'entends qui remue sur sa couette en soupirant, mais toujours sans un mot. Je me dois d'agir.

Sous les décombres plutôt souples que je viens d'aménager avec les coussins alentour, toujours ce corps inerte, mais qui toutefois respire encore. Qui se remet même à ronfler. Rien ne le ramènera donc à la raison. Peut-être l'odeur de la beuh. Mais mon dos me l'interdit. Ce salaud m'a cloué sur cette chaise et m'empêche d'en sortir. Je peux voir d'étranges lueurs par la fenêtre. Cette soirée a donc décidé d'être la plus incompréhensible de toute mon existence. Après tout, il en faut bien une hein !

Après une nuit agitée à me dire que mes jambes font des zig-zag et à voir l'immeuble tourner sur lui-même, je me réveille à 5h54 du matin, ébahie de voir la vitesse avec laquelle cette nuit est passée. Il faut dire que je ne suis pas en mesure de me souvenir si j'ai dormi ou pas. Mais je pense que oui. Au final, qu'est-ce qu'on s'est fait chier ! Deux misérables taupes n'auraient pas fait pire. Certainement mieux même.

- "Ta gueule Iggy, tu m'encules !" lâcha-t-il en s'attelant à une tâche des plus acrobatiques : le rangement de l'appart'. Qui ne fut d'ailleurs pas sans dégâts : entre le boc de bière renversé sur la moquette souillée, les shoots dans divers objets traînant par-là, comme des coussins, couvertures et autres vêtements. Mais ce matin, il n'agit plus en bonobo, c'est-à-dire qu'il n'utilise que ses mains et sa voix pour accélérer les choses :

- "Putain de merde ! Au bout du compte t'avais roulé quoi à la fin du texte ? Une clope ou un pet' ?" me demanda-t-il d'une voix fatiguée. Une voix qui en avait déjà trop vu en trois heures de temps. On peut pas dire qu'il ait été des plus enthousiastes pourtant. A part vomir et se lamenter sur la douleur oppressante de son crâne, il n'a pas fait grand chose de la soirée, hormis se rouler des cônes. C'est d'ailleurs la première chose à laquelle il a pensé au réveil. Tandis que je me ruais sur l'ordinateur pour continuer ce récit pittoresque.

Iggy Pop c'est motivant comme musique. C'est d'ailleurs le seul son que l'on peut entendre, gentiment accompagné du bruit de mes doigts flirtant avec les touches de ce clavier noir. Quelques cris sourds de temps en temps, mais je ne m'inquiète pas. Il ne fait que "participer" à la furie de la guitare électrique lancinante de l'album.

- "Bon on fume un p'tit pet' et on va faire un tour dehors ?" me demanda-t-il. Il reçut un haussement d'épaules pour seule réponse. Cette idée me paraît être la bonne. Un peu d'air ne peut nous faire que du bien. Le chaos du local, bien que quelque peu post-modifié par le "rangement" de l'artiste, demeure tout de même gargantuesque. Incroyable qu'en si peu de temps l'on ai pu disperser tant d'objets sur une si petite surface. Lao-Tseu dirait que ça fait partie du jeu, qu'il faut laisser couler la rivière...

Une vibration de portable. La lecture est rude. Et sans intérêt. Au début tout ceci me semblait tellement surréaliste que je ne pensais pas en arriver à ce résultat. Mais la "soirée" n'est pas terminée.

Elle ne fait en fait que commencer. La musique a changé. Nous nous apprêtons maintenant à fumer ce joint, avant de prendre le volant pour de vraies aventures. Je ne sais encore trop bien lesquelles. Il commence à lire un bouquin de Bukowski, auquel je ne comprends rien. C'est comme ce que je disais plus haut, ce livre aussi est réservé à une élite, mais pas la même. Indéfinissable. C'est assez insupportable d'entendre à la fois le clavier, la "musique" et ce texte. Heureusement que le Chouaips est là pour me remonter le moral.

Atmosphère psychédélique démoniaque ! Je ne suis plus de ce monde. Les battements de cœur en fond sonore, non merci. Après ce film "Comme une bête", je ne supporte plus ce bruit. C'est l'histoire abominable d'un homme-singe qui se retrouve confronté aux aberrations de la société urbanisée. Il en perd la vie. The end of the résumé. Maintenant place au saxophone. C'est triste à mourir. L'enterrement de Tatie Daniel devait être plus joyeux, oh oui sûrement ! Plongé dans sa lecture, tel un coquillage recroquevillé dans sa demeure, il ne bouge plus, il ne produit plus aucun son (excepté la toux qui le prend de temps à autres, mais qui reste tout de même incroyablement modérée étant donné les circonstances).

- "Un dindon !" lui dis-je.
- " Un dindon qu'on égorge" me répondit-il d'un ton moqueur. "Whaff..." lâcha-t-il. Je ne sais pas comment je dois l'interpréter. Cette divinité qui le hante doit certainement jouer en sa défaveur, puisqu'il trouvait le moyen tout à l'heure de m'accuser de son état.
- "Hé hé héhéhé !" riait-il. Il aurait appris la détresse qui m'habite à chaque fois que j'enterre un mulot lâchement tué par mon chat qu'il n'aurait pas rit plus fort.


*
*
*


Nous sommes donc partis en voiture faire un petit tour. C'est ainsi que nous nous dirigeons vers le centre ville. Puis, quand le garçon fut pris d'une excitation démesurée en posant ses yeux sur le panneau "St Malo", nous décidâmes d'en suivre le chemin. Après de longues virées dans les contrées les plus perdues de cette planète, en passant par Tintiniac, Le Vieux Bourg, en essayant de passer par Dol de Bretagne, sans oublier le mythique Château de la Bourbansais et le parc zoologique du même nom, dans lequel nous avons bien failli nous faire éjecter à coups de sabots de girafe, nous nous retrouvons enfin approximativement à St Malo intra muros. Tout ce chemin nous ayant pris au moins deux heures. Pris d'une faim sans commune mesure avec la réalité, nous cherchions vainement un endroit ou satisfaire nos envies. Puis nous décidons de marcher sur les remparts, histoire de se prendre pour des hiboux dominant l'océan... Quand mon poncho s'est envolé. Malheur !!! Maudite soit cette ville ! Mais tout ceci s'est très vite arrangé, n'épiloguons pas trop sur cette broutille.

Nous voici donc repartis pour de nouvelles aventures, après ce bol d'air frais et ces averses continuelles.

- "Tu conduis" me dit-il. Ok mec, je conduis, ça vaudra sûrement mieux pour tout le monde. Nous avons donc atterri au beau milieu de Dinard, sur le terrain de concours le plus beau d'Europe, à caresser ces mammouths de bestiaux musclés comme des troncs d'arbre.

- "Les chiens sont sympas ici" me lança-t-il, l'air ahuri.

Nous quittons cette ville pour nous rendre sur les hauteurs d'Erquy, en passant par les campings, et aussi, et surtout, par les éventuels endroits où l'on pourrait se mettre quelque chose sous la dent. Nous trouvons sur le port une sorte de restaurant. Nous décidons d'y entrer pour s'avaler des assiettes de frites à deux euros cinquante l'unité.


- "Bonjour ! Est-ce que vous faites à manger ?"demanda-t-il à la serveuse. Je le regardais l'air surpris. Nous sommes donc sortis, après avoir entendu la serveuse nous répondre par la négative. Elle a sans doute eu peur de devoir expliquer à son patron que deux énergumènes bourrés comme des barriques et démolis comme des ruines sont venus lui demander à manger, dans cet établissement où l'alimentation est le seul produit proposé à la clientèle. Désespérés, nous reprenons notre route vers le centre, où nous localisons une confiserie gracieusement ornée d'un père Noël de vitrine qui dandine du cul en chantant Jingle bells en boucle. Nous demandons donc une bonne livre de langues de chat, ce genre de saloperie qui vous détruit les gencives avant même la première bouchée. Après une courte visite à la jument perdue au fond d'une cahute de bois dans un semblant de pré, nous reprîmes la route pour Rennes city, où nous arrivâmes sans encombre (hormis pour les gencives). Les potes sont complètement perchés, et devant la désolation du spectacle qui nous attendait à l'appart', nous décidons de rendre visite à l'un d'eux dans un plus ou moins long temps.


*
*
*


Après quelques joints fumés de la bonne manière et au bon moment, nous continuions de discuter avec les murs, n'entendant même plus leurs réponses. Normal, pensais-je, les murs ne parlent pas. Je dois encore entendre des voix, me dis-je. Ah mais oui, c'est le jeune qui me parle ! Ha ha, j'ai rien compris au film encore, il me parle de son whisky qu'il ne retrouve plus, en sirotant une bière et en me demandant à plusieurs reprises :

- "Qu'est-ce qu'il y a ? Tu veux un cendar ?" Je répondis par un non de la tête. Il ouvrit la fenêtre. Bonne idée, pensais-je, toujours assise sur cette même chaise désaxée (elle aussi) de son axe (logique) et, soit dit en passant, très casse-gueule. Il ressemblait à un druide, buvant une de ces potions magiques à la paille. Tout de même armé d'un briquet, me direz-vous. Oui, mais c'est pour stimuler les molécules et les faire s'entre-choquer.

- "Ca va aller" me dit-il, se voulant rassurant. Mais je n'étais pas rassurée du tout, loin de là. Un terroriste armé jusqu'aux dents (oui, les terroristes mangent peu de langues de chat) m'aurait fait le même effet. Ah... Bonté divine, les toilettes ! Vive les toilettes ! L'eau courante est une denrée rare, mais bien utile aux australopithèques. Le voilà justement qui veut prendre une douche. Après quelques cris-eux aussi courants- il cherchait des sapes à se mettre pour avoir l'air d'un garçon-propre-sur-lui, histoire de pas se faire à nouveau virer du restaurant, probablement.

La musique m'obsède, tandis qu'il s'enferme dans sa salle de bain miniature, pris d'une quinte de toux épouvantable. Ca me rappelle cette nuit, quand je l'entendais cracher ses poumons dans son sommeil entre deux rots. L'eau coule désormais violemment. J'espère seulement que la douche ne sera pas aussi longue que celle qu'il prit un mercredi matin avant d'aller en cours, tandis qu'un autre personnage et moi-même tentions désespérément de nous rendormir après ce réveil à la John Coltrane des plus virulents. Après quoi, ne retrouvant pas le sommeil, je décidai de lire à haute voix quelques pages en anglais de Las Vegas Parano à ce deuxième artiste déguisé en limace qui lui, ne me demandait intérieurement qu'une seule chose : du calme. Visiblement, ma lecture ne l'importunait pas plus que cela, mais malgré sa discrétion et sa politesse, je pouvais lire dans ses yeux quelques mots comme "va chier avec ton bouquin de merde, sale microbe, tu me pourris la vie !" Quand j'eus enfin compris le sens de ces mots, après quelques dizaines de minutes, je pris la route à destination de l'interrupteur. J'ai vraisemblablement brisé sa journée, pauvre garçon. Mais la douche était interminable, et je m'en excuse aujourd'hui, mais je ne pouvais pas rester inerte face à tant de bruit. Si j'avais eu un rat avec moi, je l'aurais certainement lâché sur le ventre du bonhomme pour qu'il aille lui lécher les dents, il paraît que ça fait sensation. Malheureusement la configuration était telle qu'il n'y avait à ma portée que ce livre de malheur.

Ca y est, j'ai compris comment manger les les langues de chat. Il faut juste éviter de les prendre avec les mains.

- "Hé ! Y'a un break qu'était marrant" me dit-il en sortant de sa douche, en enfilant ses chaussettes un pet' à la bouche.

- "Ca avance, c'est pas mal" lui dis-je en parlant de mon texte.

- "Et t'as pris une photo de moi mort sur le lit, si j'ai bien compris." Voilà ce que je reçus pour réponse. "Je vais être obligé de détruire cette preuve" a-t-il continué.

Après un délire de quelques secondes, il rit. Il m'a pourtant seulement balancé la salière pour je ne sais trop quelle raison, en m'avertissant que j'étais, selon lui, "stress". Il me raconte à présent l'histoire d'une amie à lui qui écrit tout le temps. Je ne vois pas bien le rapport avec le sel.

- "Mais Manue elle est complèt'ment barge, t'façon" me dit-il avant de mettre un peu d'ordre dans ses CDs, en produisant un bruit étrange avec sa bouche. Une sorte de bruit de rongeur, comme un lapin qui rumine, vous voyez le mix ?

- "A tes souhaits" lui dis-je.

- "Merci".

Il s'attelle maintenant à la cuisine. Des pâtes, sa spécialité avec le riz basmati. Mon estomac et mes papilles gustatives se réjouissent à l'avance de ce qu'ils vont probablement recevoir d'ici peu. En revanche, la vue de ce sel fin iodé Cérébos me coupe l'appétit.

Après un silence de mort d'environ une minute, le revoilà qui parle tout seul, en marmonnant des "c'est chelou" dans ses moustaches. Quel drôle de personnage tout de même.

- "Madame veut peut-être se bouffer une petite tomate en salade en entrée ?" me demande-t-il, d'un ton bourgeois.

- "Non merci" lui dis-je. Trop peu pour moi, la tomate me fait penser au sel ! "Je vais rouler un pet' !" lui dis-je, enthousiaste.

Au final, je ne l'ai pas roulé, mais à la place, j'ai mangé des pâtes. Délicieuses. On s'est remémoré la failli-perte de mon poncho, et le risque que j'ai pris en me jetant comme une furie sur un rempart trempé au-dessus d'une vingtaine de mètres de vide. Mais peu importe maintenant, j'ai dit plus haut qu'il ne fallait pas épiloguer sur cette broutille. Quelle est la suite des évènements ? What comes next ? Je me le demande, mais la soirée est loin de se terminer. L'on doit encore rendre visite à un énergumène dont j'ai déjà parlé plus haut, mais j'en doute.

]Etait-ce un soubresaut d'inconscient ou un jeu enfantin ?Ses pleurs avaient vraiment quelque chose d'effrayant[

Comment a-t-il osé souiller mon oeuvre ??! Quel culot ! C'est vrai que mes pleurs ont toujours ce côté flippant, pas comme dans les séries américaines ou les jeunes filles retiennent leurs larmes en se frottant les cils inférieurs avec leur auriculaire pour ne pas prendre le risque de faire baver leur mascara. C'est complètement différent. Les sons qui sortent de ma bouche ne sont pas les miens, ce sont seulement ceux d'un être qui m'habite dans ces moments de pur désespoir. Je ne lui ai pas donné de nom, je préfère m'adonner aux fantaisies de l'anonymat.

Cependant, fantaisie pour fantaisie, le garçon se mit soudain à jouer de la flûte de pan avec son boc de bière, tandis qu'il avait repris la lecture intensive de Bukowski. Il a vraiment l'air captivé. Impressionnant.

- "Je suis en train de me demander si je vais pas aller chercher F** en fait là, lui faire mater un film, j'crois qu'c'est c'qu'il lui faut" me dit-il. (Par souci de confidentialité, notez que tous les personnages extérieurs ne seront pas mentionnés par leur prénom). L'idée n'était pas mauvaise, mais de là à réaliser la prouesse qu'il nous fallait accomplir, à savoir reprendre le volant, dans de telles conditions... A proscrire. Pourtant, tout ici m'indiquait que nous étions en phase de nous mettre en route. C'est parti, mais pas comme prévu...


*
*
*


Nous voilà donc arrivés chez l'énergumène, à Gaine d'Arc. La tête de caméléon que je vis dans la cage d'escalier me fit sursauter.

- "Ouais, c'est dur" dit-il, l'air vidé. Nous montons donc dans sa chambre, qui à ce moment précis ressemblait plus à une niche souillée, un peu comme si des dizaines de personnes étaient venues ici pendant quinze jours, à foutre un bordel indescriptible sans se soucier du plus important : qui va nettoyer ?

Après quelques mots par-ci par-là, (oui il faut avouer que le débit était assez faible, malgré les divers stimulants éventuels à notre disposition : pétard, tabac, thé...) nous reprîmes la route. Ainsi se termine la soirée pour moi, et au final, même si je me demande qui de nous trois a le plus souffert, je me dis que ça n'a aucune importance.

- "Quelle soirée de merde putain" dit F**.

- "Breuak" répondit le propriétaire des lieux. "Mais t'as vu la soirée que Kikekwa a passé aussi ?" poursuivit-il.

Je ne sais plus trop bien quoi faire, seul un engagement pris quelques heures auparavant me condamne à quitter ce pays.

- "Toi tu roules joint sur joint" dit F**, d'un air aussi envieux que blasé. Mais je sens que là, je les fais vraiment chier avec ce récit, et de toute façon, je me dois de partir. Maintenant.


*
*
*


The end

Joyeux anniversaire...


Como mega security...

Enigme humaine

Voici une énigme que peut résoudre un être humain, contrairement à tout ordinateur - pour l'instant :

Un homme demande à un autre l'âge de ses trois filles. L'autre répond :
- La multiplication de leurs 3 âges donne le nombre 36.
- Je n'arrive pas à déduire leur âge ! répond le premier.
- L'addition de leurs âges donne le même nombre que celui inscrit au-dessus de ce porche, juste en face de nous.
- Je n'arrive toujours pas à répondre ! dit le premier.
- L'aînée est blonde.
- Ah oui, évidemment, je comprends leurs âges respectifs, maintenant.

Comment a-t-il fait ? Tout simplement en raisonnant comme un "humain".

Nous sommes pareils

Bernard Werber a dit :

Pour se rendre sympathique à un autre humain à l'occasion d'une conversation professionnelle ou affective, il suffit de mimer ses tics. Ils apparaissent très nettement au moment des repas. Profitez de cet instant pour bien examiner votre interlocuteur. S'il se gratte le menton, grattez-vous le menton. S'il mange les frites avec ses doigts, faites de même, s'il s'essuie souvent la bouche avec sa serviette, faites de même. Posez-vous des questions évidentes comme : est-ce qu'il me regarde dans les yeux quand il parle ?
Est-ce qu'il mange quand il parle ?
Notez s'il prend du pain. Un instant important est celui où la personne sauce avec son pain. Si c'est le cas, empressez-vous de faire de même.

En reproduisant ses tics au moment le plus intime, celui de la prise de nourriture, vous transmettez automatiquement le message inconscient : "Je suis de la même tribu que toi, nous avons les mêmes manières et donc probablement la même éducation et les mêmes préoccupations".

Ok je veux bien. Mais alors :
- Si mon interlocuteur mange plus vite que moi, et qu'il a fini son assiette alors que je n'en suis rendue qu'à la moitié, dois-je tout de même "m'empresser de prendre du pain" au moment où il le fait ?
- Si mon interlocuteur "mange quand il parle", dois-je mimer cette impolitesse, pour voir la conversation terminer dans un bain de postillons de nourriture ?
- Dois-je en conclure que lorsque je parle avec quelqu'un qui se gratte le nez sans cesse, je dois faire de même ?

J'imagine très bien le ridicule de la scène quand la personne en face de moi me demandera : "Ah, toi aussi tu t'es fait piquer le nez par un moustique ?!"...

Nouvelle saison tauromachique


À l'occasion de l'ouverture, le 11 mars, de la première feria importante de la saison tauromachique, celle des "fallas" de Valencia, je tenais à vous exposer les différentes étapes d'une corrida.

" L’action se déroule en trois temps.

- Le premier tercio est consacré à l’utilisation de piques. Les blessures sont profondes car le picador peut enfoncer la pique plusieurs fois dans la plaie. Si l’arme est appliquée avec force, c’est toute la croisette d’arrêt – plus de 10 cm de large – qui pénètre dans la plaie et fait effet de levier, pouvant aller jusqu’à casser une côte.

- Le deuxième tercio voit la mise en œuvre de banderilles. Les plaies sont moins profondes (de l’ordre de 7 cm) mais les mouvements de l’animal les font bouger les six harpons dans la chair. Le sang coule en abondance, ce qui affaiblit l’animal par hémorragies multiples.

- Puis le tercio de muerte, l’estocade où l’épée de 85 cm, ne pénètre rarement qu’une seule fois : le tueur (matador) s’y reprend souvent à plus de trois ou quatre fois. Le record : 32 coups d’épée !
Enfin, l'animal est achevé au poignard, la puntilla, servant à sectionner le bulbe rachidien. Ici, le pire est de 34 coups. Mais les bouchers voient parfois des animaux leur arriver encore vivants…

Pour faire oublier le sadisme, on le pare d'habits de lumière sur fond musical. Mais le match est truqué. "Les tricheries consistent à combattre un animal plus jeune qu’il ne l’a été annoncé [en dépit du marquage au fer rouge de l’année de naissance et de certificats de naissances, souvent falsifiés par les éleveurs], à le droguer pour le rendre plus docile, à scier ses cornes [afeitade]" explique Mireille Didrit, universitaire qui a consacré un des ses travaux à la tauromachie.

"D’autres pratiques existent comme la purgation, l’étourdissement du taureau en le mettant dans une cage montée sur un axe qu’on tourne, lui jeter des sacs de sable sur la colonne vertébrale pour la lui écraser quelques heures avant la corrida, etc..." indique encore l’auteur.

"Tout ceci ne fait pas partie des conditions naturelles de vie des taureaux ; c’est éthiquement condamnable et cela fausse le jeu en mettant le taureau en position de faiblesse", souligne-t-elle encore. "Les illégalités volontairement pratiquées en combat consistent par exemple à piquer le museau avec la pointe de la muleta, à planter les banderilles dans la blessure de la pique ; le temps légal pour l’estocade est très souvent dépassé, il peut atteindre 30 minutes".

On l’a vu, d’autres techniques sont systématiquement employées - au grand jour - pour rendre le taureau beaucoup moins dangereux qu’il n’y paraît : les coups de pique et les banderilles pour l’affaiblir. Perte de sang et destruction d’une partie des tendons du cou, qui lui permettent de relever la tête : l’animal est sans défense.

De plus, fréquemment, les taureaux tombent ; ces chutes ont de nombreuses raisons dont l’alimentation inadaptée et les maladies. Même la Fédération des sociétés taurines de France que l’on ne saurait suspecter d’être le fer de lance de la lutte contre les corridas et qui ne cesse de brocarder les associations de défense des animaux, est bien obligée de reconnaître qu’il y a des irrégularités. Ainsi, elle note : "Afin d'éviter de graves problèmes, il est aussi impératif aujourd'hui de prévoir un contrôle vétérinaire très strict afin de ne pas amener de bétail malade dans les arènes". Dans les tracts qu’elle distribue au public des arènes, elle invite les spectateurs à vérifier l’état des cornes : "des cornes visiblement raccourcies, qui éclatent en pinceau ou qui saignent imposent une expertise" souligne-t-elle. Autrement dit, même les partisans des corridas reconnaissent qu’il existe des tricheries.


Les arguments des aficionados

- Mourir dans l’arène est le plus beau sort que puisse connaître le taureau :
Le taureau souffre lors de sa mort lente dans l’arène. Les sentiments de prétendue noblesse et d’orgueil lui sont étrangers.

- Le torero est l'égal de l’animal devant la mort :
Statistiquement faux : un torero tué pour 33000 taureaux. Dire comme on l’entend parfois "le taureau à ses chances" est une absurdité. Il n’a aucune chance. Le torero prend juste le risque très mesuré d’un pour 33000 de se faire tuer. Par comparaison le risque de ne pas se réveiller d’une anesthésie générale est de un pour 8000. De surcroît, à la différence du taureau qui découvre l’arène et ses bruits pour la première fois, l’homme a l’habitude et s’est maintes fois entraîné.

- Les taureaux sont faits pour le combat. Ils l’aiment et le recherchent :
Ils sont sélectionnés pour leur allure. Mais leur combativité prétendue est en fait un réflexe de peur.


"Je ne pensais pas qu’on puisse autant s’amuser autour d’une tombe", chante Francis Cabrel dans "La corrida" où il dénonce le torero, "cette danseuse ridicule". Malheureusement, il existe en France, comme en Espagne, des amateurs qui apprécient d’assister à la mise à mort d’un animal et des personnes ravies de leur offrir ce « spectacle », moyennant finances.

"Chaque fois que la corrida avance, c'est l'humanité qui recule" écrit le chanteur sur son site Internet. Que l’on ne vienne pas dire qu’il s’agit là de la critique d’un artiste qui n’aime pas le Sud-Ouest ! C’est justement parce qu’il défend sa région qu’il ne veut plus la voir défigurée par des arènes. Malheureusement chaque année, de nouvelles villes accueillent des corridas, en dépit des actions en justice que mènent plusieurs associations. "

De la folie des OGM


OGM : L'enquête qui accuse

Novembre 2005

Retranscription de l’interview de Marc Fellous.

Le réalisateur commence par nous dire qu’on mange tous des OGM, qu’ils arrivent par plusieurs voies. Mais une étude montre que les OGM modifient les organes des rats, donc ils pourraient aussi modifier les notres. Visite des rayons de supermarché à la traque d’OGM, avec interview d’un responsable de rayon qui n’y connait rien et qui s’en fout. Présentation succinte des OGM insecticides et résistant à un herbicide. Présentation de Monsanto, avec les images d’une visite de leur siège de Saint Louis avec un guide très enthousiaste sur la technologie Monsanto.

Reportage filmé et diffusé il y a 5 ans. Depuis, il parait que le siège n’est plus accessible aux journalistes.

Reportage sur une étude d’un soja Monsanto sur 300 souris. Interview d’une scientifique de l’Université italienne d’Urbino, qui a constaté des atteintes au foie, au pancréas et aux testicules, en 2003. Pour le pancréas il y a une baisse significative des enzymes de la digestion, ce qui peut entrainer des problèmes de carences à long terme. Depuis ces découvertes, le gouvernement refuse de continuer à financer des recherches. Le labo a reçu dans un courriel émanant du gouvernement :

"Comme il n’y a pas de données scientifiques qui démontrent que les OGM ont des effets négatifs sur la santé, il est inutile de faire de la recherche sur ce sujet."




Les fesses

Si les années 90 ont consacré les poitrines aux formes conquérantes, les années 00 sont celles du derrière, replet et arrogant. Les fesses seraient-elles les nouveaux seins ?

Moulée, serrée, en goutte d’eau ou obusive, la fesse est triomphante. Dans la rue, sur les podiums, dans les clips, partout s’agite, sous le regard libidineux de mâles incrédules, le même popotin, souvent souligné d’une arrogante ficelle. Si Christina Aguilera secoue ses fesses moulées dans une culotte estampillée « Dirrty », Jennifer Lopez réconcilie les filles à gros pétard. Le reste des pop stars s’échinant à travailler le déhanché lascif, telle Shakira, ex-boudin colombien aux gros sourcils. Exit le soutien-gorge, place au string, dont les ventes ne cessent de grimper depuis deux ans (un quart des culottes vendues en serait). Question : mais où sont donc passés les seins, eux qui, fétiches rassemblant tous les désirs masculins, écrasaient de leur surgonflage les années 90 ? Exemple le plus parlant de la Bérézina du nichon : Pamela Anderson. La bimbo, fantasme number one des ados aux doigts qui collent, n’a pas survécu médiatiquement au tournant du siècle. Autre exemple : ressortez la publicité Wonderbra où Eva Herzigova vous demande de la regarder « dans les yeux, j’ai dit les yeux », et constatez comme tout cela a pris un terrible coup de vieux… Samuel Lepastier, psychanalyste et enseignant à l’université de Paris V, explique que « cette tendance fesses correspond à la perte du pouvoir de subversion des seins en tant que symboles fétichistes. Omniprésents, ils perdent leur capacité à choquer. » Le nichon triomphant et le raz-de-marée de la fesse participent pourtant tous deux du même phénomène : celui de la revendication d’une féminité dans une époque où est exaltée l’androgynie. Conclusion : la roue tourne, mais rien ne change. Les mecs seront toujours des gros obsédés.

Dis-le avec des mots

« GENRE »

Maintenant qu’il n’y a plus ni masculin ni féminin, le mot ne sert plus qu’à définir les catégories marketing du business culturel : fantastique, gore, électro, punk rock et autres. Du coup, on étiquette tout, quitte à demander dix fois par jour : "Mais c’est genre comment ? Convivial ou plutôt coincé ?" Et l’on répond toujours un truc genre "Ben, c’est genre sympa mais un peu strict".

Sens véritable

• Le genre de question qu’on a tendance à ne plus se poser : "Au fait, ça veut dire quoi ce que je suis en train de dire, déjà ?"

Usage souhaitable

• Réhabiliter d’urgence la notion oubliée de "mauvais genre" pour redonner un sens à la critique. Tous les genres ne se valent pas, loin de là. C’est genre une évidence.

Le gSg2 ou la perdition



Ah ben oui, faut que je te présente... Voilà le gSg2, (je commence par qui ?) Cécile, Guillaume, Céline, Elo, Claire, Laurent, Nadia, [...]

Bon, y'en a que je côtoie plus que d'autres. Je ne citerai pas les noms, on me l'a demandé. Mais le gSg2, ça donne à peu près ça :

- Hey ! Salut !
- Salut !
- Hey ! Salut !
- Salut, salut !
- Comment ça va ??
- Oh j'ai une chiaaaaasse là putain !...
- Ah merde, t'as la chichi court-vite ?
- Pascal ouais ! Je me vide par tous les trous !
- Bois un peu de Fanta, si tu stick au Fanta, c'est fantastiiiique !
- Knack-knick ta mère, batard on the flex ! Je fais pipi des fesses là !
- Non, serre-les, tes fesses, ça arrive à toute vitesse !
- Oh shit I'm gonna crap liquid !
- Mais non !!! t'es un solide gaillard !
- Haha, très drôle... Tu sais qu'à la base, les 10 commandements ils ont été gravés sur mon corps ?! Hey, man, you are silly !
- Yeah ! Silly and proud to be !!
- Silly'n proud'a be...
- Moi je suis une fouine dans la bagarre !...
- Bon allez, moins 1 pour Cé... et Cé... !
- Bon ça va là. Passe moi l'adresse de ton blog, plutôt.
- h, t, t, p, deux points, deux slash, assez, trait d'union, le, trait d'union, feu, trait d'union, liberté, trait d'union, égalité, trait d'union, fraternité, trait d'union, ensemble, trait d'union, et, trait d'union, tous, trait d'union, unis, point, blog révolutionnaire, point, com.
- http://assez-le-feu-liberte-egailte-fraternite-ensemble-et-tous-unis.blogrevolutionnaire.com Putain elle est méga longue ton adresse !
- Mo-mo-motus !!! [roulement de tambour] : boule noire ! "Ooooh..."
- Et vu t'as vu...
- Bon je vais me fumer une clope.
- Oh la clope de malaaaaaaaade ! Quelle pétaaaaasse !
- Tu sais ce qu'elle te dit la pétasse ? Touche à ton cul !
- Oh !! Oh le cul de malaaaaaaaaaaaaaaade !! Quelle salooooope !
- Hey ya !!! Ya fuck-addict !
- Hey, hilly billy !
- Yeah ! Hilly billy'n proud'a be !
- Oh what a fuckin' ass !!! Bloody bitch !
- Oh hey arrête !! T'as renversé mon fantasme !
- ~[LiBéReZ Le TiBeT]~
- Libérez le Tibet, mais n'importe quoi, pourquoi pas longue vie aux sapins aussi tant que t'y es ?!
- Hey ouais, mon beau sapin, et tout t'as vu, roi des forêts tac-tac, t'inquiète !
- Gilou !! tu caches le son, j'entends rien !!!
- Mon beau sapin la didon, chez nous en Afwique pwésentement on a pas beaucoup de sapins dans les fowêts.
- Ah ok.
- Hey y'a Jérôme Bonaldi !
- Ah ouais salut !! C'est notre prof, il nous a dit que c'était à nous de prendre nos responsabilités et tout, franchement il est trop bien ce prof quoi.
- Pascal ouais !!! On va aller manifester avec lui j'suis sûr(e) !
- Et on chantera "Lacry-lacrymogène ! Dans tes p'tits yeux, ça pique un peu... Lacry-lacrymogène ! Et dans ton nez, ça fait pleurer...
- Et De Villepin vient de se lever, on est en train d'manifester, l'a choisi une mauvaise journée pour pointer son nez...
- Démission, dissolution, démission, dissolution... Toutoutouyoutou !
- Hey arrêtez, vous faites mal à ma tendinite là !
- Oh pardon, pardon, un bisou !! Tu sais on a p'tèt froid sur l'épiderme mais on a chaud au coeur...

mardi 11 avril 2006

Bêtisier de la presse française

Il y aura un appareil de réanimation dernier cri.
(Le Courrier Picard)

Chasse : Moins de cerfs, mais plus nombreux.
(Dernières Nouvelles d'Alsace)

La conférence sur la constipation sera suivie d'un pot amical.
(Ouest France)

Deux conducteurs étaient interpellés par les gendarmes en état d'ivresse.
(Var-Matin)

C'est la foire des veaux et des porcs : venez nombreux !
(La Vie Corrézienne)

Cette attaque frappe les hommes politiques mais aussi les honnêtes gens.
(Source Non Communiquée)

Détail navrant, cette personne avait déjà été victime l'an dernier d'un accident mortel.
(L'Alsace)

Les mosquées sont très nombreuses car les musulmans sont très chrétiens.
(SNC)

Quand vous doublez un cycliste, laissez lui toujours la place de tomber.
(Le Républicain Lorrain)

Il a été superficiellement égorgé au bras.
(SNC)

M. Jean C. remercie chaleureusement les personnes qui ont pris part au décès de son épouse.
(La Voix du Nord)

Elle venait d'enterrer son regrettable époux.
(SNC)

Elle est décédée mortellement.
(SNC)

Ses dernières paroles furent un silence farouche.
(L'Est Républicain)

L'église étant en travaux, ses obsèques ont été celebrées à la salle des fêtes.
(Midi Libre)

Vers 18h30, la brigade canine arrive. Tout le monde est sur les dents.
(La Voix du Nord)

L'arrestation s'est opérée sans infusion de sang.
(SNC)

Comme il s'agissait d'un sourd, la police dut pour l'interroger avoir recours à l'alphabet braille.
(Le Parisien)

Cet ancien haltérophile est accusé de vols a l'arrache.
(SNC)

Il naquit dans la voiture que transportait sa mère à l'hôpital.
(SNC)

Ayant débuté comme simple fossoyeur, il a, depuis, fait son trou.
(Nord Eclair)

On faisait la queue, hier, en face du trou de la place de la Motte.
(La Montagne)

Là-bas, la main de l'homme n'a jamais mis les pieds.
(SNC)

Le climat et les eaux sont très humides.
(SNC)

Ses hémorroïdes l'empêchaient de fermer l'oeil.
(Charente Libre)

Il remue la queue en cadence comme un soldat à la parade.
(L'Aisne Nouvelle)

Tombola de la Société Bayonnaise des Amis des Oiseaux: le numéro 5963 gagne un fusil de chasse.
(Sud-Ouest)

À aucun moment le Christ n'a baissé les bras.
(Le Paroissien de Lamballe)

Il s'agit de financer les réparations du presbytère qui a brûlé le jour de la fête des Cendres.
(SNC)

Tampax : le nouveau coup de sang de la CGT
(La Nouvelle République de Tours)

Le syndicat des inséminateurs fait appel à la vigueur de ses membres.
(Ouest France)

Les brasseurs sont sous pression.
(SNC)

Les kinés se sont massés contre les grilles de la préfecture.
(Presse Océan)

Visiblement, la victime a été étranglée à coups de couteau.
(Le Journal du Dimanche)

A Montaigu, la fête du 1er mai aura lieu le 1er mai.
(Le Rouge Choletais)

Journée du sang: s'inscrire à la boucherie.
(Var Matin)

Véritable Pub anglais : spécialité couscous.
(SNC)

Suite à ce succès, les acteurs se reproduiront devant vous.
(SNC)

Une bicyclette ne peut avancer que mise en mouvement.
(L'Intransigeant)

La situation ne pouvait plus désormais s'améliorer que dans le sens d'une amélioration.
(Ouest France)

D'autres professions bénéficient d'abattements particuliers : les dames qui font des pipes à St Claude ont obtenu 10%.
(Figaro Magazine)

Le rapport de la gendarmerie révèle que Alain P. se serait suicidé lui-même.
(Nord Eclair)

Quand Honoré Gall s'est-il suicidé ? S'est-il donné la mort avant de se jeter à l'eau ?
(Le Progrès)

Horriblement mutilée, la voiture succombe, une minute après l'accident.
(Paris Jour)

Son cadavre a été ramené sur la plage où il a récupéré rapidement.
(Libération)

Cette morgue se situera à gauche de l'église, dans l'ancien cimetière, d'où l'on a une vue magnifique de la localité.
(Le Républicain Lorrain)

Tous portaient une crêpe à la boutonnière.
(La Dépêche du Midi)

Très gravement brûlée, elle s'est éteinte pendant son transport à l'hôpital.
(Dauphiné Actualité)

Des trous dans sa culotte laissaient entrevoir une famille pauvre.
(Le Parisien)

Il abusait de la puissance de son sexe pour frapper son épouse.
(SNC)

En raison de la chaleur, les musiciens ne porteront que la casquette de l'uniforme.
(Dernières Nouvelles d'Alsace)

L'individu n'était pas à prendre avec du pain sec.
(Nice Matin)

Un trou de balle a été relevé à la base du dos.
(Le Provençal)

Un défilé aura lieu le premier novembre. Rassemblement à 10h45 à l'Hôtel des Postes pour se rendre au cimetière. Le rire sera de rigueur.
(Le Progrès)

Mise au point [...] aux USA d'une méthode qui permet de déterminer avec 100% d'exactitude le sexe d'un bébé dès le dixième mois de grossesse.
(Midi Libre)

André Leriche, 51 ans, comparaît pour attentat aux moeurs commis sur la personne de ses deux filles, et pour divers outrages publics à la pudeur. Leriche aurait notamment uriné dans le cheminée, éteignant le feu.
(L'Echo Républicain)

Bref, le Var est redevenu le Var avec son cortège de touristes venus des huit coins de l'hexagone.
(Var-Matin)

Un type qui tue sa femme n'est pas vraiment un assassin.
(Le Nouvel Observateur)

Richard Virenque : "j'adore me défoncer sur un vélo".
(Télé 7 jours)

Qui, que, quoi, comment, où, pourquoi ?

LUNDI 16 JANVIER

Le remix de Sarkozy co-écrit par Polémix et La Voix Off, n'est pas retenu dans la compil' "CQFD" des Inrocks. Libé s'excite. Malek Boutih, secrétaire national aux questions de société du PS, dénonce "un acte de censure qui dévoile un comportement politique inquiétant dans une démocratie comme la nôtre". "Si le titre a été squizzé, c'est juste parce qu'il était nul", analyse un expert.


MARDI 31 JANVIER

Chirac grille la mission Sarkozy / Klarsfeld et choisit le 10 mai pour commémorer la mémoire de l'esclavage. "Franchement, il aurait pu choisir un autre jour que celui de l'anniversaire de l'élection de Mitterrand", lâche un sympathisant UMP.


VENDREDI 3 FEVRIER

Avec 363.735 ventes lors de la première semaine en Angleterre, "Whatever People Say I Am, That's What I Am Not", le premier album de Arctic Monkeys, dépasse le record des Beatles.


MERCREDI 8 FEVRIER

Charlie Hebdo publie les caricatures honnies de Mahomet. Razzia sur les kiosques. Chirac condamne "les provocations manifestes susceptibles d'attiser les passions". A Charlie, ils s'en foutent : 500.000 exemplaires vendus en une semaine.


VENDREDI 10 FEVRIER

Tony Parker est le premier français sélectionné pour le All Star Game NBA. Une gueule d'ange, des titres à la pelle, une girlfriend à tomber (Eva Longoria) et des millions de dollars par dizaines. ­Ça va la vie ?


MERCREDI 15 FEVRIER

Lionel Jospin est en précampagne. La preuve : selon un journal dominical, il serait devenu gentil avec les commerçants du quartier. Micro-trottoir du côté de Saint-Germain-des-Prés : "Oh, vous savez, c'est quelqu'un d'assez froid. Il n'a pas vraiment changé", confie madame la fromagère. Monsieur le cordonnier renchérit : "De toute façon, en ce moment, on le voit plus beaucoup dans le coin." Un come-back présidentiel, c'est sûr, ça occupe...

Brazil : no dying

The mayor of a Brazilian town wants to ban residents from dying, says The Sunday Times. Roberto Pereira da Silva says the relatives of people who die prematurely should be fined or jailed because the town's only cemetery is now full.

L'énigme du show-biz

Le stand-up est-il un métier d'avenir ?

Pas mal d'années après le succès de Jerry Seinfield et Eddy Murphy, la mode du stand-up comedy débarque en France. Animateurs télé, traders, stars du X ou Rmistes, tous y succombent. Vous trouvez ça drôle ?

Arthur, par exemple :

Profession précédente : animateur / producteur, vice-président d'Endemol France.

Mentor : Isabelle Nanty (mise en scène) et Gad Elmaleh (textes).

Concept : "Arthur en vrai", sans ses boîboîtes, raconte son quotidien de quadra : son épouse, sa jalousie chronique, ses parents...

Verdict : On ne suivra ni Ardisson, ni Ruquier, ni "le Monde" dans leur engouement, parce qu'au fond, Arthur, on s'en fout un peu. Non ?

Utilisation domestique de l'eau

Voici un diagramme qui expose l'utilisation domestique de l'eau dans les ménages des pays industrialisés, dans les années 80's. Les chiffres parlent d'eux-mêmes.

Motherhood : Maman knows best

UK
Average age when first child born : 27.1
Average number of children : 1.77
Percentage of mothers who work : 66

USA
Average age when first child born : 25.2
Average number of children : 1.28
Percentage of mothers who work : 71

FRANCE
Average age when first child born : 29.7
Average number of children : 1.94
Percentage of mothers who work : 68

"French mothers are thin and stylish with great haircuts and immaculate make-up. Four out of five work, yet they still have time to knock up a poulet au pot from scratch and have sex with their husbands. What's more, they're having more children than we [the British] are."

L'Enigme d'Einstein

Einstein
Albert Einstein, 1879 - 1955

L'énigme d'Einstein

Les faits:
1. Il y a cinq maisons de 5 couleurs différentes.2. Dans chaque maison vit une personne de nationalité différente.3. Chacun des 5 propriétaires boit un certain type de boisson,
fume un certain type de cigares et garde un certain animal domestique.
La question:Qui a le poisson? Quelques indices:
1. L'Anglais vit dans une maison rouge.
2. Le Suédois a des chiens comme animaux domestiques.
3. Le Danois boit du thé.
4. La maison verte est à gauche de la maison blanche.
5. Le propriétaire de la maison verte boit du café.
6. La personne qui fume des Pall Mall a des oiseaux.
7. Le propriétaire de la maison jaune fume des Dunhill.
8. La personne qui vit dans la maison du centre boit du lait.
9. Le Norvégien habite la première maison.
10. L'homme qui fume les Blend vit à côté de celui qui a des chats.
11. L'homme qui a un cheval est le voisin de celui qui fume des Dunhill.
12. Le propriétaire qui fume des Blue Master boit de la bière.
13. L'Allemand fume des Prince.
14. Le Norvégien vit juste à côté de la maison bleue.
15. L'homme qui fume des Blend a un voisin qui boit de l'eau.
Cette énigme a été posée par A. Einstein au début du siècle dernier.
Selon lui 98% des gens sont incapables de la résoudre.
Fais-tu partie des 2% qui sont capables ?
Bon courage et surtout, n'abandonne pas !

Pensée du jour

Notre capacité à sourire est un trait typiquement humain. Si tu souris, tu rends les autres heureux, et de la même manière tu seras heureux si les autres te sourient.
D'autre part, personne n'aime un visage renfrogné. C'est la nature humaine.
A l'inverse, si tu souris sincèrement, tout le monde sera content. Cela démontre le plaisir inné que nous trouvons dans l'amitié.
La nature humaine nous porte à vivre dans l'amitié et l'harmonie. Nos vies deviennent alors heureuses et pleines de sens.

lundi 10 avril 2006

How about chatting ?

Nowadays, i think people tend to lose one of their primary values : respect. Respect can only remain if people communicate together. We live in a society where everything is about to become our own game, nobody cares about other people, they can die underneath your feet, no matter. That's really serious. What is life goin' on about if we, the people, don't even remember how to talk, how to help, how to feel moved, how to care about other people ? I'm not sayin' everybody should love everybody and spend time even with their enemies, no. You can't love everybody. I'm the same. I don't pretend loving everybody or doing good to everybody, but I think I can pretend not doing bad deliberately. And who knows how good you feel when you can say : "I feel concerned about people's pain, even if these people are not my friends". That's what is commonly called compassion. I'm sorry if I've hurt you, whoever you are, if I said something bad about you or stuff, maybe I simply meant it, but if you're hurt, then I cannot do anything. If you're hurt, just try and see why, but don't blame the one who talks. If you're hurt, you should just thank the author of the painful sentence for having told you something right, something that's gonna make you think about it, then change, then grow better.

Sous la mitraille

Admire le travail de la presse, dans le titre, mais aussi et surtout celui d'un des sujets de l'article, sur la photo. Encore que, pour moi, la presse y est pour beaucoup. Etait-ce volontaire ou totalement hasardeux ? Toujours est-il que le résultat est là, et que ce gars là n'a pas perdu son temps, mais ne va pas aider la réputation des chasseurs...

Légende de la photo : Sur un étang à Florimont, la joie est de mise parmi un groupe d'une quinzaine de chasseurs.

A year in the merde

Paul West arrives in Paris to start a new job - and finds out what the French are really like. They do eat a lot of cheese, some of which smells like pigs' droppings. They don't wash their armpits with garlic soap. Going on strike really is the second national participation sport after pétanque. And, yes, they do use suppositories.

"The year does not begin in January. Every French person knows that. Only awkward English-speakers think it starts in January.
The year really begins on the first Monday of September.
This is when Parisians get back to their desks after their month-long holiday and begin working out where they'll go for the mid-term break in November.
It's also when every french project, from a new hairdo to a nuclear power station, gets under way, which is why, at 9am on the first Monday of September, I was standing a hundred yards from the Champs-Elysées watching people kissing.

My good friend Chris told me not to come to France. Great lifestyle, he said, great food, and totally unpolitically correct women with great underwear.
But, he warned me, the French are hell to live with. He worked in the London office of a French bank for three years.
"They made all us Brits redundant the day after the French football team got knocked out of the World Cup. No way was that a coincidence," he told me.
His theory was that the French are like the woman scorned. Back in 1940 they tried to tell us they loved us, but we just laughed at their accents and their big-nosed Général de Gaulle, and ever since we've done nothing but poison them with our disgusting food and try to wipe the French language off the face of the Earth. That's why they built refugee camps yards from the Eurotunnel entrance and refuse to eat our beef years after it was declared safe. It's permanent payback time, he said. Don't go there.
Sorry, I told him, I've got to go and check out that underwear.

Normally, I suppose you would be heading for disaster if the main motivation for your job mobility was the local lingerie, but my one-year contract started very promisingly.
I found my new employer's offices - a grand-looking 19th-century building sculpted out of milky-gold stone - and walked straight into an orgy.
There were people kissing while waiting for the lift. People kissing in front of a drinks machine. Even the receptionist was leaning across her counter to smooch with someone - a woman, too - who'd entered the building just ahead of me.
Wow, I thought, if there's ever a serious epidemic of facial herpes, they'll have to get condoms for their heads.

Of course I knew the French went in for cheek-kissing, but not on this scale. I wondered if it wasn't company policy to get a neckload of Ecstasy before coming into work."

A year in the merde - Stephen Clarke


Animal faith

Philosophers have always tried to show that we are not like other animals, sniffing their way uncertainly through the world. Yet after all the work of Plato and Spinoza, Descartes and Bertrand Russell, we have no more reason than other animals do for believing that the sun will rise tomorrow.

Straw Dogs - John Gray

De la survie de la vie


www.stop-epr.org

Om mani padme hum



Le mantra le plus courant d'Avalokiteshvara est celui dit des six syllabes, OM MANI PADME HUM que les Tibétains nomment le "mani", et dont la signification est la suivante :

* OM est, en sanscrit ou en tibétain, composé de trois éléments qui symbolisent le corps, la parole et l'esprit des bouddhas ;

* MANI signifie " joyau " et rappelle le joyau que tient dans ses mains Avalokiteshvara, symbole de la compassion ;

* PADME signifie lotus et rappelle le lotus que tient aussi la divinité, symbole de la connaissance ;

* HUM contient, en sanscrit ou en tibétain, cinq éléments, représentant les cinq sagesses .

Le mantra OM MANI PADME HUM (les Tibétains prononcent Pémé au lieu de Padmé ) est souvent représenté sur les pétales d'un lotus. Au centre du lotus est dessiné un HRI, syllabe - germe à partir de laquelle se manifeste Avalokiteshvara. De nombreuses correspondances sont associées aux syllabes du mantra.

Straw Dogs - thoughts


Je l'aime pas beaucoup, ce John Gray, mais là je dois avouer que son bouquin est loin d'être du même ressort que les autres. Straw dogs, c'est un bouquin génial, un guide essentiel du nouveau millénaire. Il remet en cause toutes nos certitudes au sujet de ce qu'est être humain. Qui sommes-nous et pourquoi sommes-nous ici ? Une très bonne critique -dévastatrice- de l'humanisme libéral, tout ça écrit dans un anglais facile à comprendre et à retenir surtout... Il n'y a pas plus provocateur ni plus incontestable, irréfutable. Je m'arrête là, je te laisse le découvrir... Si tu peux lire l'anglais, alors tu devrais l'acheter ! Voilà, ma présentation est faite. Même si la plupart des messages ne sont pas en rapport avec ça, ce book résume tout à fait ce qu'il peut y avoir dans ma tête et que je n'arrive pas à faire comprendre aux autres.