mardi 6 novembre 2007

Téléthon 2007

Chaque décembre des millions d'euros sont donnés au Téléthon.

Une grande portion de ces dons est investie dans les projets de l'expérimentation animale pour la "recherche" sur les maladies génétiques.

Résultat : En dépit - ou justement à cause - des intensives recherches sur les animaux, soutenues au cours des dernières décennies avec d'énormes moyens, et malgré de nombreuses annonces de succès par les expérimentateurs, pas une seule maladie génétique n'est guérissable sur la base des expériences sur les animaux.

A cause des différences fondamentales entre les espèces et leurs métabolismes, les expériences sur les animaux ne permettent pas de déductions utiles et fiables pour les humains. En outre, une "maladie" induite artificiellement et de force à un animal n'est pas comparable à une maladie génétique qui survient naturellement et spontanément chez un humain. En fait, la fixation sur l'expérimentation animale inutile et non fiable garantit que les maladies génétiques restent incurables.

Nous avons besoin d'une nouvelle génération de chercheurs qui renoncent aux expériences sur les animaux et qui se concentrent sur une médecine véritablement humaine. Afin de réaliser de vrais progrès dans le soulagement, la guérison et la prévention des maladies graves, les chercheurs doivent se concentrer sur les méthodes utiles et fiables qui s'appliquent directement aux humains.

Dr méd. Dr phil.
Christopher Anderegg,
Président et directeur
Association pour l'abolition des expériences sur les Animaux

Donnons aux chercheurs qui n'expérimentent pas sur les animaux.
Donnons à ceux qui pratiquent une recherche éthique et efficace.
Donnons ici :

http://www.animalexperiments.ch/
http://www.proanima.fr/
http://www.antidote-europe.org/

Vegan : pourquoi ?

Je suis une jeune femme comme il y en a des millions, j’ai deux yeux, quatre membres et un cerveau. Ce qui me différencie de beaucoup d’autres personnes, c’est mon style de vie et mon régime alimentaire. Je suis vegan, c’est-à-dire que je ne consomme rien qui provienne d’un animal, que ce soit pour me nourrir ou pour vivre au quotidien. Ce choix de vie m’est venu assez lentement. À 12 ans, j’ai décidé d’arrêter de manger de la viande de mammifère. Plus tard, j’ai refusé de manger des poissons et des œufs industriels, qu’ils soient de plein air ou pas. À 19 ans, j’ai décidé de refuser tout produit ou sous produit animal dans mon alimentation. S’en est suivi le mode de vie vegan, qui exclut tout produit issu de l’exploitation d’un animal, quel qu’il soit : cire d’abeille, laine, soie, cuir, pollen… Ce mode de vie paraît impossible à beaucoup de gens : je suis la preuve vivante du contraire. Et je suis loin d’être la seule. Il est en réalité assez simple d’être vegan, il suffit de le vouloir, de respecter le Vivant, de s’intéresser à la nutrition pour composer des repas équilibrés, de s’informer. L’alimentation végétalienne est fiable pour la santé, les végétariens et végétaliens sont d’ailleurs en bien meilleure santé que les mangeurs de viande.
Les animaux n’ont pas demandé à être traités comme inférieurs, et d’ailleurs ils ne le sont pas. Ils ont, comme nous, deux yeux, quatre membres et un cerveau. Ils ont un système nerveux, sont capables de ressentir la douleur, les émotions (joie, tristesse…), et sont capables d’empathie et d’altruisme. De quel droit avons-nous décidé que nous serions leurs supérieurs ? Avons-nous oublié le droit le plus fondamental de tout être, le droit à la vie ? De quel droit exterminons-nous les espèces comme nous le faisons, de quel droit nous délectons-nous de leur chair, après les avoir élevés dans des camps de concentration et abattus dans la souffrance et la barbarie ?
Chaque jour, trois millions d’animaux non humains meurent assassinés dans les abattoirs français. Trois millions de vies sacrifiées pour satisfaire un plaisir futile, non nécessaire. Le mot assassinat n’est pas à prendre à la légère, c’est là toute la différence entre la personne qui voit et celle qui ferme les yeux : un meurtre, c’est l’action de tuer, d’enlever la vie, de détruire. Si l’on parlait ainsi des hommes, si l’on en tuait trois millions chaque jour, quelle serait votre réaction ? Pourquoi le sort de vos semblables vous choquerait-il plus que le sort des animaux non humains ? Parce que ces derniers ne parlent pas ? Parce qu’ils n’utilisent pas tous une main dotée d’un pouce articulé ? Parce qu’ils marchent sur quatre pattes ? Mais les faits sont bien les mêmes : élevés, entassés, massacrés, qu’il s’agisse d’un animal humain ou non, ces termes à eux seuls devraient vous faire bondir ! Il est intolérable que dans des sociétés que l’on veut modernes et évoluées, ces termes puissent encore s’appliquer au sort de quelconque être vivant.
C’est pour cela que je suis devenue vegan, pour affirmer ma désapprobation, ces massacres inutiles, simples sources de profit bien souvent, gratuits le reste du temps, me plongent dans un effroi insupportable. Il faut également prendre en compte le facteur écologique qui a énormément pesé dans ma décision : les élevages industriels sont une source de pollution énorme, des consommateurs d’eau et de céréales hors du commun, puisque pour produire un kilo de viande, il faut en moyenne 20 kg de céréales et entre 5.000 et 100.000 litres d’eau ! Alors que pour produire un kilo de céréales, il n’en faut qu’entre 500 et 4.500 litres…
Il s’agit de ma petite révolte, ma révolution, mon combat, celui de toute ma vie. Jamais je ne pourrais m’aimer et me respecter, ni respecter les autres et le Vivant dans son ensemble, en mangeant de la viande, en cautionnant ces meurtres. J’ai trouvé mon équilibre dans ce mode de vie, je sais maintenant parfaitement que la Vie me tient à cœur plus que tout le reste. Devenir vegan est la meilleure façon de respecter la Vie, qu’il s’agisse de celle des animaux humains ou non humains.

Témoignage recueilli par Kikekwa.