lundi 29 octobre 2012

Les news Yahoo

Salut amigo !

Eh ouais, ça faisait un petit bail, déjà ! 
Je reviens aujourd'hui, encore pour râler !! Haha, ouais, tu vas finir par croire que j'aime ça ! 
C'est pas forcément faux, mais c'est pas vrai non plus. En fait, j'aime pas râler, et j'aime encore moins faire des constats navrants tous les jours, pousser un peu la chansonnette et voir (encore, hélas) à quel point on nous prend pour des cons. Mais j'aime bien en parler.

En numéro 1 du podium du jour : les articles Yahoo. Ouais, j'ai un compte mail sur Yahoo, et du coup quand je ne suis pas sur mon ordi principal, je me connecte directement à Yahoo pour consulter mes messages. Et là, inévitablement, je tombe sur la page d'accueil avec plein des articles écrits par je ne sais pas trop qui, sur des sujets passionnants. Aujourd'hui, en tête de gondole : "comment échapper à la procrastination ?"
J'imagine déjà des conseils comme "abusez des post-it !" ou "fixez-vous des objectifs", ou encore "programmez des alarmes sur votre portable". Au secours. En cette journée mondiale de l'AVC (à quand celle de la cellulite ou des verrues plantaires ?), je le crie haut et fort : y'en a marre. 
Je ne sais pas s'il existe vraiment des gens qui lisent ces articles et en tirent des informations qu'ils n'auraient pas pu trouver tout seuls, mais si tel est le cas, alors je les plains inconditionnellement. Si vraiment, des gens ont besoin de lire des articles pour apprendre à se motiver à faire les choses en temps voulu, je sais pas moi, y'a un problème non ? 

Autre exemple du jour : "sauver un plat raté". Waouh, v'la de l'info les gars ! Tu as cramé ta tarte aux pommes ? Sauve-la en la mixant et en la transformant en compote ! Tu as mis du sel à la place du sucre dans ton gâteau au chocolat ? Qu'à cela ne tienne, bluffe tes invités en leur expliquant qu'il s'agit d'une recette innovante en sucré-salé imaginée spécialement pour eux ! Ou que sais-je encore... ton soufflé est retombé ? Pas de bol, t'as qu'à dire que c'était un gâteau normal, alors !

Ah la la, heureusement que les news Yahoo sont là pour nous sauver la vie. Je ne pourrais pas commencer ma journée sans connaître le prénom du bébé de Madonna, la taille du plus grand éclair au chocolat du monde ou comment savoir si mon mec est vraiment amoureux de moi.

dimanche 19 août 2012

Going mad

Hello l'ami,

Today I'm fuckin' tired. Ras le bol, de tout plein de trucs. Je suis en train de devenir dingo ! Hahaha ! C'est amusant et terrible à la fois : je suis en train de glisser sur une pente non pas savonneuse, mais visqueuse et chatouillante.


En fait, je suis bourrée de contradictions. Tu vois. Un jour je dis "merde à l'autorité, y'en a marre d'être des larbins !" et le lendemain, une fois que j'ai expérimenté le plus profond d'une vie de rébellion et d'autonomie (somme toute toute toute toute relative), je crie "bordel ! ce que j'aimerais être un pion comme les autres, au moins on me foutrait la paix". Tout ceci doit te sembler bien rigolo, hahaha ! Oui, je n'en doute pas.

En fait, comment te dire ? Je n'ai plus trop le choix. Enfin si, il me reste le choix entre :

1- continuer comme ça et mourir de faim dans approximativement trois ans, si jamais je parviens à acquérir suffisamment de sagesse pour distiller de l'empathie partout autour de moi.

1'- si je n'y parviens pas (ce qui est tout à fait possible), mourir dans approximativement sept mois d'un arrêt cardiaque après m'être énervée une énième fois contre un des nombreux "représentants du système" tels qu'on les connaît (personnel administratif de structures diverses censées nous aider à nous insérer dans la société), lassée de voir à quel point ils ne comprennent rien ou ne se donnent pas les moyens de comprendre une once de ce qu'on leur raconte sous prétexte qu'on ne rentre pas dans leurs cases.

2- me conformer à ce que l'on attend de moi, et mourir dans approximativement soixante ans de vieillesse, totalement désabusée et ridée après avoir cotisé et capitalisé tous mes trimestres, lesquels me permettront peut-être (!!!) de m'offrir un peu de répit, dont je ne pourrai pas profiter à cause de mon cancer, d'Alzheimer ou de ma névrose.

Le fait est qu'aujourd'hui, je bosse comme une malade. Hahaha, tu ne le croyais pas ?! Eh bien si ! En fait, mon dernier jour de repos était le 11 mai de cette année, et le prochain sera le 17 septembre. Soit 129 jours consécutifs de travail, soit 18 semaines et demi, soit plus de 4 mois non-stop, sans un seul petit jour de repos. Et puis, quand je dis 129 jours... Ce ne sont pas 129 jours aux 35h hebdomadaires, vois-tu, non, on tourne plutôt autour des 13-14 heures quotidiennes (je ne parle là que des heures sur le terrain, parce que c'est bien connu, quand on est chez soi, au téléphone ou devant l'ordi à faire de la compta ou de la facturation, ce n'est pas vraiment du travail). Des semaines de 90 heures, quoi. Au bas mot. De quoi péter un boulard. Je ne sais même pas si c'est légal de s'auto-infliger un tel rythme.

Mais si ce n'était que ça, ça irait... Non, vois-tu ce qui me fatigue, ce sont tous ces gens, qui ne comprennent pas. Ce n'est même pas ce que je leur demande, en fait. Comprendre, ça reviendrait à le vivre et je ne le souhaite à personne. Non, tout ce que je leur demande, c'est de ne pas m'emmerder. Mais même ça ils n'en sont pas capables.

Au quotidien, je suis principalement confrontée à des gens de deux horizons diamétralement opposés, dont les objectifs à mon égard sont bien différents aussi : me demander des services (et me payer pour ça), et me demander des comptes (et me voler de l'argent pour ça). L'équilibre entre les deux est un peu compliqué à trouver, surtout quand le temps manque.

Alors les premiers, que j'appellerai les consommateurs, me payent pour que j'exécute une prestation pour eux. Ce sont précisément ces gens qui ont dévoré tout mon temps depuis le 11 mai, mais ils me rémunèrent, donc je ne peux que difficilement leur en vouloir*. Après tout, il faut bien bouffer, et puis surtout, il faut bien gagner un peu d'argent pour rendre des compte aux seconds, que j'appellerai les emmerdeurs, qui, bien loin de me croire quand je leur dis, la gueule noire de cernes, que je travaille, me demandent en prime de décoincer encore quelques heures dans mon emploi du temps pour faire des démarches leur permettant de me faire entrer dans une de leurs cases. Parce que si je n'entre pas dans leurs cases (ce qui n'est pas défendu par la loi, soit dit en passant), ces gens là doivent sans doute rendre des comptes à leurs supérieurs hiérarchiques et ça, ils n'aiment pas. Ils préfèrent donc de toute évidence jouer le rôle de supérieur hiérarchique avec les gens et leur demander des comptes.

*Je reviens sur les consommateurs, et je rectifie un peu mes propos : je peux quand même leur en vouloir parfois (pas à tous, heureusement !), quand en plus de manquer totalement de respect à la professionnelle, ils manquent aussi de respect à la personne que je suis. Je n'ai que deux mains (encore heureux que j'aie les deux, ce n'est pas le cas de tout le monde), deux bras (idem) et deux jambes (idem), et il n'y a que 24 heures dans une journée. Moi aussi, j'ai besoin de me nourrir et de dormir, et non, cher consommateur, tu n'es pas le seul sur mon planning. Et quand je dis que je n'ai plus de possibilités pour le 15 juillet, c'est que je n'en ai plus, même si pour toi il ne s'agit "que" de réaliser exactement le même prestation que pour tous les autres consommateurs.

Bon, allez, j'arrête un peu de me lamenter. Et là tu vas rire ! Parce que dans tout ça, je trouve encore le temps, déjà d'écrire sur le blog, ce qui relève du miracle (bien qu'aujourd'hui ma journée ne soit blindée qu'à hauteur de 8 ou 9 heures de boulot, de la rigolade donc !) mais surtout de trouver le temps de m'énerver contre ces gens qui eux, se la coulent douce. Et c'est là que j'ai besoin d'aide, parce que je suis en train de devenir une espèce de saloperie vivante, un genre de mante religieuse agnostique et communiste qui ne supporte pas son propre sort mais qui fulmine contre le sort de tous les autres qui en font moins que moi.
Enfin, pas exactement : je peste contre tous ceux qui en font moins que moi (en fait, beaucoup de gens) et qui me regardent, les yeux vides et incrédules, en me disant qu'ils sont fatigués ou débordés. C'est une déformation qui remonte à loin ! Je crois que petite, j'ai été conditionnée : on a dû me broyer dans une sorte de mixer pour me ressortir toute décomposée, et que depuis, j'ai gardé cette foutue habitude de ne pas m'accorder une seconde de répit, trop coutumière de cette époque où j'ai dû, pendant de longues heures, m'affairer à me reconstituer, splash de bouillie par splash de bouillie.
Quoi qu'il en soit, je suis devenue vraiment aigrie et gare à toi si tu me croises et que tu ne fais rien alors que je m'affaire depuis des heures à bosser comme une dératée : je risque de te détester, au moins de façon passagère. Sauf si tu as la sympathie de me proposer ton aide. J'apprécierai l'attention et pour te le faire comprendre, déclinerai gentiment l'offre, heureuse de te laisser vaquer à tes oisivetés. Après tout, tu n'es pas responsable de cette situation.

Et puis allez, zou ! Puisque je suis lancée, je pète mon coup de gueule contre toutes les feignasses de la Terre, tout ces gens qui sont débordés dès qu'ils ont plus de deux choses à faire dans leur journée, si vous me lisez : vous m'énerveeeeeeeeeeeeez !!!!!!!!

Comme quoi il y a vraiment de tout dans ce monde. Loin de moi l'envie de devenir une espèce de tyran diabolique, mais il y a deux poids, deux mesures. J'aime bien quand des gens me disent, d'un ton mielleux et faussement flatteur (la courbette n'étant qu'une diversion permettant de camoufler sa propre flemme et sa culpabilité) : "mais tu sais, tout le monde n'est pas aussi courageux que toi", mais ça ne résout rien ! Si je peux enquiller pendant 129 jours d'affilée, pourquoi d'autres personnes ne pourraient pas le faire ? Hein ?
Alors, pendant au moins 129 jours à compter du 17 septembre (ce qui nous mène au 23 janvier, tout de même), je ne veux entendre personne me dire qu'il a eu une semaine trop fatigante. Une semaine fatigante, ça veut déjà dire qu'il y a un week-end pour séparer une semaine de la suivante. Un week-end... ou même un jour, un seul jour, un unique petit jour de repos... j'attends ça depuis 101 jours !

lundi 16 avril 2012

La chute impériale de la pensée

Salut l'ami,

Aujourd'hui, il fait beau et j'entends les oiseaux chanter. Pour autant, tout ne va pas bien. Je vais te parler de la télévision, et plus généralement de la stérilisation de la pensée du peuple, que je constate avec un désespoir grandissant chaque jour.

En effet, n'as-tu pas constaté ces derniers temps une explosion quantitative des émissions de télé moisies et creuses, ce qu'ils appellent au mieux "divertissement", au pire "télé réalité" ? Télé qui n'a de réalité que le chèque que toucheront les participants à la fin du tournage, tournage qui n'a de réalité que l'insistance avec laquelle les productions et les équipes de réalisation répètent et recommencent sans cesse les prises de vue afin d'obtenir la séquence idéale qui sera montée de façon à faire paraître authentiques les propos des protagonistes cher payés.

J'ai remarqué, depuis quelques mois, que les concepts de ces émissions sont de plus en plus plats. Qu'à cela ne tienne : si le public affectionne une succession d'images montées et séquencées sans aucun sens précis, ce n'est "que" le signal alarmant que les vies du commun des mortels sont de plus en plus désertiques, au point que le seul divertissement qu'ils trouvent en rentrant chez eux le soir est de s'asseoir, et de regarder du néant défiler dans le tube cathodique. Mais là où j'adhère un peu moins, c'est que les concepts, en plus d'être infertiles sont pernicieux.

En effet, là où la télévision voudrait nous montrer (ou nous faire croire) qu'il s'agit simplement d'une femme qui veut rencontrer un amoureux, il s'agit en réalité d'une stigmatisation hors norme de la dissemblance, quand celle-ci n'est pas tournée en ridicule comme c'est malheureusement souvent le cas. Des cas moins extrêmes se contentent d'orienter de façon insidieuse la pensée du public, en choisissant pour lui celui ou celle qui sera éliminé(e) car ne correspondant pas aux critères que l'on veut universels de ce que doit être un homme - une femme dans la société d'aujourd'hui.

L'on assiste alors à une standardisation de la pensée, là où tous les citoyens s’assoient devant leur objet de culte, autour duquel tout gravite. La télévision est devenue le gouverneur de nos modes de vie. La télévision est l'objet central d'un intérieur, et l'on dispose ses meubles autour, en fonction d'elle. C'est la cheminée du XXIe siècle, quand il y a quelques centaines d'années la vie se trouvait autour des flammes, elle se trouve aujourd'hui autour des étincelles numériques constituées de pixels abrutissants débités dans les écrans.

Il est d'ailleurs assez affligeant d'être le témoin de comportements anxieux et rageurs lorsque le téléviseur ne fonctionne pas. Cela m'est arrivé plusieurs fois, et j'avoue être assez stupéfaite de la violence des réactions. Les gens deviennent agressifs, et focalisent sur leur télécommande comme si le fait que la télévision s'arrête au beau milieu d'un programme de "divertissement" mettait en péril la continuité de la journée. Il est alors impossible de les faire passer à autre chose, ils restent invariablement concentrés sur le poste, sans pouvoir tenter quoi que ce soit pour rétablir le bon fonctionnement de celui-ci (à croire que la capacité de raisonnement est en sommeil au sortir d'un programme télé). Et ils attendent.

Mais la télévision n'est pas seule responsable de cette dégradation de la pensée, bien qu'elle y contribue fortement en permettant, notamment, la diffusion de la publicité.

Aujourd'hui, tous les phénomènes "populaires" sont des phénomènes de masse. Le phénomène est fédérateur, et l'individu se sent appartenir à un groupe dès lors qu'il a vu le même film que son voisin, qu'il supporte la même équipe ou a acheté la même paire de chaussures. Et le phénomène est encore plus pernicieux en cela qu'il laisse entendre aux individus qu'ils peuvent choisir leur identité. L'on prône alors la liberté de chacun, liberté ne pouvant s'exercer que dans un enclos bien délimité contenant les marques, les modèles ou les émissions les plus à même de regrouper les individus autour d'une pensée unique. C'est ce que l'on appelle communément le totalitarisme.

Et c'est bien pratique ! Car qui pense être libre ne se rebelle pas. Qui pense avoir le choix s'adonne avec joie aux plaisirs de la sélection ; la télévision l'a bien compris ! Il n'existe plus une seule émission de divertissement exempte d'un choix, d'une nomination, d'une sélection et d'une élimination. Le quotidien est devenu un jeu ; se nourrir est devenu un art, une discipline. Tomber amoureux est devenu la mise en scène de la dissemblance des êtres. Dans un monde où tout est source d'amusement, où tout est récréation et passe-temps, il n'est pas étonnant que les préoccupations tournent autour de futilités vestimentaires ou sportives, et que le désintérêt grandissant à la culture et à la politique (étymologiquement : "qui concerne le citoyen") se fasse furieusement sentir.

J'entends déjà les critiques crier à l'extrémisme, la disproportion et la démesure. "Libre" à vous ! Il me semble que, dans ce qu'il nous reste de démocratie, je peux encore parler librement de mes opinions.

Ce qui m'inquiète le plus, c'est que nous en sommes arrivés à un point où le mot "démocratie" n'a plus lieu d'être. Qu'a de démocratique une rue parsemée de panneaux publicitaires ? Qu'a de démocratique une chaîne de télévision parsemée de spots - encore - publicitaires et de programmes conçus de toutes pièces par la production dans l'unique but de faire de l'audimat, et donc du chiffre ? Qu'a de démocratique un supermarché rempli de produits fabriqués de manière industrielle, où les haricots verts de marque proviennent de la même usine que les haricots premier prix, seule leur étiquette - et leur prix ! - permettant de les différencier, faute de traçabilité et de transparence ?

C'est là que les grands sages vous diront que la démocratie, c'est avoir le choix. "Regardez donc ! Vous avez justement le choix entre les haricots premier prix et les haricots de marque ! Vous avez précisément le choix grâce à la publicité, dont le rôle est de vous présenter les avantages et les défauts des produits afin de guider vos choix ! Vous avez rigoureusement le choix entre plusieurs chaînes de télévision, ou même le choix de ne pas disposer de télévision !" Voilà ce que scanderont les défenseurs (souvent malgré eux) du capitalisme. Mais la vraie liberté, n'est-ce pas avoir le choix entre dépendre du producteur de haricots et les cultiver soi-même d'une année sur l'autre, grâce à des semences biologiques fertiles ?* La vraie liberté, n'est-ce pas de pouvoir acheter un produit sans aucune influence publicitaire ? La liberté, n'est-ce pas de ne consommer que par besoin, et non de se voir prescrire des besoins dans le but de consommer ?

La liberté que l'on nous présente et que l'on nous propose, que l'on nous impose devrais-je même dire, à l'instar du monde de Jean-Christophe Rufin, Globalia, est une liberté sous étuve, déguisée et programmée. Nous sommes les acteurs d'une pièce de théâtre que nous avons écrite nous-mêmes sans en comprendre les lignes. Les Lumières ont bien tenté de nous éclairer sur le sens profond de notre représentation, mais nous avons préféré les accuser d'outrage aux bonnes mœurs, de mystification ou de manipulation des foules.
Alors, nous nourrissons nous-mêmes notre agonie mentale, culturelle et spirituelle, à grands coups de zapette, de boîtes automatiques et de tapis roulants. Nous ne pouvons plus marcher sans croiser l’œuvre de l'argent, ce souverain qui gouverne tout jusqu'à notre pensée et notre individualité.

*Pour information, il me semble important de préciser à tous ceux qui l'ignorent encore que quand vous achetez des semences en jardinerie, dans le but de faire pousser vos propres tomates, vous n'avez le choix qu'entre trois ou quatre pauvres variétés hybridées et sélectionnées, non pas pour leurs qualités gustatives ou nutritionnelles, mais pour leur capacité à être reproduites en masse et conservées. De plus, certaines de ces semences sont stériles, de sorte que l'année suivante, vous devrez en racheter pour resemer, les graines produites par les légumes que vous avez cultivés l'année précédente (si tant est que vous les eussiez conservées) n'étant pas fertiles ou ne reproduisant pas les mêmes caractéristiques d'une année sur l'autre.
L'intégralité des semences potagères étant détenue par un monopole de grainetiers, il est évident que, de façon tout à fait démocratique, nous soyons obligés d'y recourir pour cultiver nos légumes. Et quand les alternatives émergent, les grainetiers "officiels" ne tardent pas à les accuser, de façon tout aussi démocratique, de concurrence déloyale.